vendredi 15 janvier 2010

Au bar

Retrouvé, dans les profondeurs de la mémoire de Cadel Ubbale, ce bout de poème qu'il avait tenté un matin du 1er avril 2005

Au bar

Un filet de fumée à la dérive, maille fine
Teintée des rougeurs moleskine.
Et le rire blanc de trois jeunes femmes en beauté
Qui supplie de baisers une glace désargentée.
Et puis la bouche triste d’une vieille qui se régale
D’une crêpe fourrée jusqu'aux amygdales.
Des mots perdus inventent Syracuse
Divaguent, s'abandonnent, s'excusent.
Au comptoir, seul, un ouvrier se gondole,
Juste, égaré par une bière tiède et son col.
Parfois, dehors, le soleil titube au vent
Sur les pavés gonflés de Printemps.

Où les secondes comptent pour des heures,
Là réside ma solitude et une tentation de bonheur.

1 commentaire:

  1. Au fait, tu n'es pas loin des mille visites. Finalement le décalage n'était pas si grand, un mois au plus! En tout cas, quel plaisir de continuer la lecture de ton blog. Ca aurait été dommage de jouer les Jospin !

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