dimanche 21 octobre 2018

Halte au pillage fiscal !

Le CumEx, ce nouveau scandale de détournement  de 55 milliards d'impôts au détriment de plusieurs pays européens illustre une nouvelle fois la rapacité et le cynisme du système financier.
Mais un autre dispositif, "légal" celui-là, le "div-arb", permet de soustraire de l'ordre de 100 milliards de dollars chaque année au fisc. Pour la France, la somme est de 3 milliards d'Euros sur l'année ; à comparer au 4 milliards sur 4 ans du plan pauvreté et d'accompagnement vers l'emploi !
Résultat de recherche d'images pour "evasion fiscale"Bon, si on ajoute le montant de la fraude fiscale (en hausse) qui atteint la coquette somme de 100 milliards d'euros, difficile de nous dire : "il n'y a plus d'argent !"

samedi 20 octobre 2018

Troyes : morceaux choisis (et pas exclusivement d'andouillettes !)

Résultat de recherche d'images pour "andouillette de troyes"Quand on pense Troyes, on pense andouillettes, et plutôt 5A (Association Amicale des Amateurs d'Andouillette Authentique). Mais la préfecture de l'Aube est loin de détenir le monopole de ce produit célébré dans la fameuse formule d'Edouard Herriot : "L'andouillette, c'est comme la politique : ça doit sentir la m..., mais pas trop !"
L'auteur de cette chronique ne prétend pas avoir dégusté toutes les andouillettes AAAAA de Troyes, mais ses préférences vont à celles de Colin à Chablis, Hardouin à Vouvray, Duval à Drancy (mais avant le rachat par un groupe US) et Gast à Lyon (mais à la fraise de veau). Il lui est arrivé d'en déguster une savoureuse à Beaumes-les-Mimosats. Mais refermons-là le registre des andouillettes pour des nourritures plus spirituelles.
Troyes regorge de trésors, à commencer par les vitraux de sa cathédrale. On ne peut qu'être admiratifs devant la beauté de ces chefs d'oeuvre de verre dont certains datent du XIIIème siècle. Le Pressoir mystique, réalisée en 1625, est assez saisissant par la représentation du Christ allongé sous la vis d'un pressoir, du corps duquel on extrait le sang recueilli dans un calice sous le regard des apôtres, des donateurs et de leurs saint-patrons.
Un autre trésor est le jubé de pierre de l'église Sainte-Madeleine : quand le gothique flamboyant se fait dentelle.














Une promenade dans "le Bouchon" (le nom donné au centre-ville par analogie à sa forme de bouchon de champagne) permet d'admirer un nombre impressionnant de très anciennes maisons à pans de bois, mais aussi des façades appareillées selon le fameux Damier champenois - alternance de pierres calcaires et de briques -, et puis cette curieuse demeure que l'on croirait néo-haussmannienne et en pierre alors qu'elle est en ... bois !
Ne pas oublier, dans le registre architecture du passé, la cour de la Maison de l'Outil et de la Pensée Ouvrière (appellation magnifique), la ruelle des chats si étroite qu'il doit être possible de s'embrasser d'une fenêtre opposée à l'autre, la synagogue du nom du savant juif Rachi (1040-1105) dont les travaux font encore aujourd'hui autorité dans le monde entier, et la Villa Viardot, incroyable demeure de style Art Nouveau.
Villa Viardot


En ce qui concerne l'architecture contemporaine, la Médiathèque des architectes Dubesset et Lyon, Equerre d'argent* 2002, vaut la visite, surtout pour son faux-plafond qui se déploie comme un immense drap d'or et pour la salle qui accueille une réplique de l'ancienne bibliothèque de l'abbaye de Saint-Loup dont les murs sont tapissés de 45 000 ouvrages anciens.
Détails : Peut-on regretter que le bâtiment ne soit pas davantage placé en évidence dans la ville, et que l'espace intérieur ne soit pas libre de tout cloisonnement ?

* Prix décerné par un jury d'experts qui récompense l'édifice jugé le plus remarquable livré en France dans l'année.


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La médiathèque






 

"La guerre civile espagnole", une BD de Paul Preston (historien) et José Pablo Garcia (illustrateur)

Cette guerre terrible qui déchira l'Espagne, non seulement pendant les trois années du conflit armé entre juillet 36 et avril 39, mais encore durant les années de dictature de Franco jusqu'à sa mort en novembre 75, fut passée sous silence dans l'histoire enseignée en France.
Cette BD, sortie il y a tout juste un an, nous permet d'y voir un peu plus clair dans le déroulement des événements bien que certains passages restent encore aujourd'hui confus, même pour les historiens. Le travail engagé en 2000 suite à l'initiative du sociologue Emilio Silva à la recherche de son grand-père enterré dans une fosse commune a donné naissance en Espagne à un vaste mouvement : l'Association pour la récupération de la mémoire historique. Ce dernier permettra certainement dans les années qui viennent de lever le voile sur quelques "trous noirs" de cette tragédie.
Car il est encore difficile aujourd'hui de mesurer l'ampleur des massacres perpétrés par l'un ou l'autre des camps, bien qu'il soit admis que le nombre de ceux commis par les "rebelles" soit plus élevé. Une autre différence est également à souligner : le fait que les exécutions, les viols ou les tortures infligés aux républicains ou à leurs partisans ont été couverts et encouragés, dans une large majorité, par la hiérarchie des franquistes (et du clergé !) ; dans le camp opposé, les exactions ont été dénoncées dès l'origine par les autorités légitimes, et furent commises par des éléments incontrôlés ou sous le coup d'une vengeance aveugle en représailles des bombardements meurtriers ou des crimes abominables des légions d'Afrique ou des phalanges.
Ce qu'il faut sans doute retenir : le cynisme de Franco, la lâcheté des démocraties européennes, le calcul froid de Staline, le soutien idéologique (et matériel) d'Hitler et de Mussolini. Quelle est la plus criminelle des attitudes ? Elles le sont toutes, à des titres différents : sanguinaire et idéologique pour le caudillo, diplomatique et frileuse pour la France, économiquement intéressée pour l'Angleterre, tactique pour le "Petit père des peuples", stratégique et guerrière pour le Fuhrer et le Duce.
Il ne faudrait pas oublier les Etats-Unis, avec un Roosevelt chantre du non-interventionniste guidé par des intérêts financiers et conservateurs.
Autre enseignement : il est toujours plus difficile de réussir à construire quelque chose de positif dans la durée que de renverser un système ; d'autant plus s'il s'agit de proposer un nouveau monde avec un idéal de justice.
Franco
Ultime enseignement : à l'heure de la montée des extrêmes droites un peu partout dans le monde, y compris en Europe, nous aurions tort de penser être à l'abri d'une telle tragédie.
Détail : On peut regretter enfin qu'il n'existe pas un index des principaux protagonistes du conflit et que le correcteur ait laissé passer un certain nombre de coquilles. 
El Campesino

jeudi 18 octobre 2018

Cluny versus Desmoulins

L'exercice n'était pas facile : adjoindre un corps de bâtiment aux augustes vestiges des thermes de Cluny sans en déprécier la valeur architecturale originelle, composer avec un édifice néo-médiéval un peu pesant et affirmer une architecture contemporaine dans un quartier dénué de tout repaire équivalent. L'architecte Bernard Desmoulins a su assez habilement résoudre cette quadrature du cercle par quelques stratagèmes à commencer par éviter de trop faire allégeance à la matérialité des ruines actuelles et à leur modénature. Une subtile concession a été faite dans le dessin du pignon donnant sur le boulevard qui reprend la forme à deux pentes des édifices existants et affirme ainsi une attention particulière au "déjà là". L'emploi des panneaux de fonte et leur traitement de surface jouent d'une opposition intéressante : le métal versus la pierre comme une insolence assumée, et une matérialité qui alterne le lisse et le plus tourmenté à l'image des reliefs des vestiges romains. Le Moyen-Age n'est pas oublié avec le motif des grilles, tantôt moucharabieh tantôt clôture, inspiré de celui d'un escalier de pierre de la partie gothique du musée de Cluny.

Le hall d'accueil voit triompher la modernité avec un béton-planchette plutôt réussi et un escalier en Corian à la surface lisse et blanche comme un marbre de Carrare.
Que peut-on regretter ? Peut-être cette poutre en béton brutal, oubliée des planchettes, qui forme linteau au-dessus de la grande baie vitrée de la librairie ? Les deux poteaux en béton bouchardé de ce raccord difficile avec les réaménagements XIXème ? Le soleil dont les rayons, absents cet après-midi là, auraient transformé cette oeuvre en trésor ? Des détails.




mercredi 17 octobre 2018

Hommage à l'architecte Paul Andreu. Eloge du plat de spaghettis.


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L'un de mes amis m'a appris vendredi dernier la disparition de Paul Andreu. La dernière fois que nous nous sommes croisés c'était à la Librairie Volume, 47, rue Notre-Dame de Nazareth, dans le 3ème arrondissement. Probablement la meilleure librairie spécialisée en architecture et en urbanisme de Paris. Il devait s'agir du lancement d'un ouvrage. Nous nous sommes retrouvés côte à côte, un peu par hasard, un gobelet plastique de vin à la main, et je l'ai interrogé sur l'écriture. Ce devait être la seconde fois que nous échangions quelques propos. Je regrette de ne pas avoir pris le temps ? eu l'audace ? de lui demander un rendez-vous afin de nous donner le temps d'un véritable échange comme j'ai eu la chance de le faire avec Claude Parent. Le souvenir que j'ai de ces quelques minutes avec Paul Andreu c'est une grande disponibilité, des propos clairs sans banalités, toujours intéressants et décalés et une grande modestie eu égard l'impressionnante liste des œuvres remarquables qu'il a conçues. 


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Paul Andreu comme dans mon souvenir

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Le Terminal 1 de Roissy. Métaphore du plat de spaghettis ?

Mais ce que je n'oublierai jamais s'est passé à Venise, il y a plusieurs années, à l'occasion d'une biennale d'architecture, dans le Palazzo Zorzi où se tenait une rencontre sur le thème "architecture et littérature". Les invités se présentaient en duo - un écrivain et un architecte - et chacun devait parler du champ culturel de l'autre. J'ai oublié qui était le partenaire de Paul Andreu, mais je me souviens de cette photo qu'il avait projeté sur l'écran derrière lui : celle d'un plat de spaghettis à la tomate. Stupeur sans tremblements ! Et Paul Andreu de nous expliquer que la matière sur laquelle il avait travaillé toute sa vie dans les projets architecturaux ressemblait à ce plat de spaghettis aux innombrable boucles entremêlées dont il fallait dénouer les arcanes. Je lui ai volé cette idée et il m'est arrivé à plusieurs reprises, lors d'interventions auprès de jeunes ingénieurs ou architectes, de leur projeter un plat de spaghettis en dissertant par la suite sur la complexité du monde.
Résultat de recherche d'images pour "opera de pekin"
L'Opéra de Pékin
Le miracle d'internet est que l'on retrouve tout en un clic. La rencontre entre architectes et écrivains a eu lieu le 23 octobre 2008, il y a 10 ans donc. Les écrivains étaient Marek Alter et Eric Oresnna. Les architectes, outre Paul Andreu, Rouïda Ayache, Jean-Michel Wilmotte et Bernard Reichen.
Frédéric Lenne en a fait un résumé dans Le Moniteur que vous retrouverez en suivant ce lien :
 https://www.lemoniteur.fr/article/l-afex-croise-des-regards-d-architectes-et-d-ecrivains-a-venise.1189534
La phrase rapportée est du "Andreu" parfait : "Quand on a travaillé dans un pays, qu’on s’est inscrit dans sa vie économique, qu’on a travaillé avec des gens de sensibilités différentes, on découvre que des formes abstraites s’enracinent dans ce pays. On débouche dans l’universel. L’universel et le particulier sont enclenchés l’un dans l’autre. Le global c’est rien, c’est un truc de Walt Disney. L’universel, oui, c’est formidable. La goutte d’eau est universelle. Une larme, ce n’est jamais pareil. C’est particulier."

lundi 15 octobre 2018

Do you like BULATS or TOEIC ? Yes or no : You'll like this ! Enjoy Royan !

Le Marché central
This text is dedicated to my four new friends met during an English training course at the Carel (Royan) - Béatrice, Alice, Laurent and Pierre - and our two brilliant teachers, Samantha and Steven.
It includes some volontaree mistakes and others non volontaree (I'm not a C1 !), as well as blanks (to complete). So, it is an exercise, but, above all, it is a text for you to discover Royan. Have you ever discovered/ing Royan ?

"A toute chose malheur est bon" we say in France, what it means : "....................." in your Shakespeare language.

On January 5, 1945, the Allies bombed Royan and have destroyed the balnear city at 85%. ....... of the historians think this action has been useless. The French government decide on an ambitious reconstruction plan plan to rebuild Royan and the architect Claude Ferret (only aged of 38) is appointed in June 1945 to oversee these works. For him, it's an opportunity to design a contemporary city inspired by Le Corbusier and the Brazilian modern architecture. Why this one ? Due to the publication of the issue 7-8 of Architecture d'Aujourd'hui, which presented .... examples of the Brazilian architecture with the audacious technic of the concrete veil and the curved shapes that characterize the buildings of Oscar Niemeyer or Louis Costa's, Brazilian architects. What is also very interesting is the fact that the two bresilian architects had been influenced before by Le Corbusier who .... in Brasilia few years ago. The loop was complete !
La Voile Blanche
A lot of ...... in Royan didn't agree with the modernist style and preferred the traditional style "néo-basque" or in "Charentais style". The first houses ......  built in this style. Their owners could pay the cost of the construction immediatly. So you can see by place some of these houses ..... are not today the most sought after.
There are only a few old houses of the late nineteenth that have been spared by the bombs. You can see some very beautiful of ....., like castles, in the District of Le Parc and along the seaside; a second with white buildings of 5 or 6 floors and a very symmetrical urban composition,  located in the district of "Le Centre" and partly on Foncillon; and a third behind the Center and much in Pontaillac, which typically houses of the 50th.
L'église Notre-Dame de Royan
For an architect or simply for an architecture lover, it is a great pleasure to walk in the streets of these neigborhoods to identify the typical ........ of the "Royan Style".
Notre-Dame de Royan. Détail intérieur
First the stone basement of the building. Second, the stair in concrete or steel (often colored) and often with a subtle and original shape. ......., windows, in "bandeau" or like boat portholes. Fourth, the pillars that carry the house leaving a space undereath and make it as suspended in space. Fifth, the colours - yellow, blue, red, green - which give these houses à cheerful look. Sixth, assymetry and fantaisy in the drawings of the facade. Seventh some details for doors, locks, portals, porch roofs, for example.
Détail d'un escalier
If you have came to Royan and if you didn't see the 4 buildings below, stop reading !

My favorite houses are the so ..... "Boomerang" in the district of Le Parc, and, of course, "l'Ombre Blanche" by the sea.
The most delicate building and the most Brazilian is the Central Market designed by Louis Simon and André Morisseau, with the famous engineer (but also architect) René Sarger.
A vous de la découvrir !
Les plots urbains
The .... impressive is the Church Notre Dame de Royan. It is a construction that links both the art of architecture and the art of engineering. This master piece was designed by the architect Guillaume Gillet and René Sarger assisted by another great engineer, Bernard Lafaille, who has designing the structure of Le CNIT in La Défense.







Le Boomerang










La malédiction de la finance. La Finance m'a tuer !

Nicholas Shaxson et Andrew Baker ne sont pas de dangereux anticapitalistes. Mais ils viennent de publier, respectivement, le premier un petit ouvrage, "The Finance Curse. How Global Finance is Making Us All Poorer", et le second une étude chiffrée sur les dégâts de l'excès de finance aux Royaume-Uni.




Résultat de recherche d'images pour "fric"En bref quelques éléments :
- En 10 ans, de 1995 à 2015, le Royaune-Uni aurait perdu de l'ordre de  4.500 milliards de £ (dont 1.800 liés  la crise de 2008) soit 2 ans de PIB, ce qui correspond à près de 200.000 € par foyer ; aux Etats-Unis, c'est 1 an de PIB (23.000 milliards de dollars) qui a été perdu sur la même période
- Au Royaune-Uni, pays où la finance pèse 6,5% de l'économie (seuls le Luxembourg et la Suisse font "mieux" et en France on est à 4%), seuls 3,5% des prêts vont vers l'industrie.

Les raisons principales :
- un "brain drain" des meilleurs talents : les ingénieurs qui devraient concevoir des avions ou des produits à haute technologie se dirigent vers la finance ; en France, on n'est guère meilleurs : l'un des meilleurs masters de finance est logé à l'Ecole des Ponts et Chaussées ! (on se croirait le 1er avril !),
- perte de compétences des autres secteurs car la finance capte tout,
- plus les flux financiers sont importants plus ils se dirigent vers des activités non productives (immobiliers, actifs financiers),
- renchérissement du coût de la vie, notamment dans des villes comme Londres, repoussant dans les lointaines banlieues infirmières et enseignants.
A lire plus en détail à lire ici

lundi 8 octobre 2018

Un autre matin sur Terre (3)

Quoi de neuf ? Blablacar.
D'abord une passagère potentielle qui me reproche d'avoir changé de voiture par rapport à mon "profil" et de modifier le lieu de rendez-vous par rapport à mon annonce (je n'ai pas mis à jour mon "profil" depuis 3 ans que je ne suis pas allé sur cette "plate-forme" et je me suis effectivement trompé sur l'adresse, mais à quelques centaines de mètres près). Flairant le serial killer elle a préféré changer d'attelage.
Ensuite Fatima (le prénom a été changé pour des raisons de sécurité) parfaitement ponctuelle mais, surprise, c'est en fait son père que je dois embarquer ; personnage au demeurant sympathique quoiqu'un peu fort en gueule.
Enfin, Joseph (le prénom a été changé pour des raisons de sécurité) qui vient de l'autre bout de la région parisienne et pour lequel il faut faire un petit détour car il est coincé ce dimanche après-midi à La Défense ; personnage au demeurant fort sympathique quoiqu'un peu africain (je rigole !).
Fatima a 60 ans, après avoir commencé à travailler à l'age de seize ans, il vient de prendre en juin sa retraite d'ouvrier spécialisé dans les tracteurs des avions. Il est d'origine algérienne, Oran, naturalisé français et vivant à Tours. Il est plutôt partisan d'un régime fort car "c'est plus comme avant". Il s'excuse fréquemment de ne pas être poli quand il s'emporte contre les politiques, car "vous m'excusez de pas être poli, mais c'est la merde et c'est plus comme avant !", m'assène-t-il d'une voix puissante avec un fort accent algérien.
Pendant ce temps, à l'arrière, Joseph (le prénom a été changé pour des raisons de sécurité) tente d'en placer une et finit par nous avouer entre deux éclats de rire tonitruants : "Les politiques, ils sont trop, franchement, je vois pas ce qu'ils peuvent changer, franchement. Et Marine Le Pen si elle vient au pouvoir ça ne changera rien !" Joseph est bardé de diplômes - management, master spécialisé en diplomatie internationale - ce qui lui a permis de décrocher un contrat de trois ans pour poser des compteurs Bickie (le nom a été changé pour des raisons de sécurité).
Je parviens à avoir raison de cette petite troupe en me branchant sur France Culture et une émission sur l'économie sociale et solidaire : Fatima pique un petit roupillon et Joseph téléphone.
Nous avons déposé Fatima à mi parcours  et j'ai poursuivi avec Joseph les 2H30 du trajet restant. Nous avons traité de l'avenir de la planète, de la politique africaine, de la mal-bouffe, des américains "franchement, c'est trop, ces américains", de la pluie, du beau-temps, des villes balnéaires qui s'endorment l'été, d'Hitler, du réveil de l'extrême droite, etc. et tout ça nous a conduit à Nogent-le-Retrou (le nom a été changé pour des raisons de sécurité).

dimanche 7 octobre 2018

Un autre matin sur Terre (2)


Résultat de recherche d'images pour "conduire les yeux fermés"Qui peut m'expliquer ce cauchemar récurrent consistant à être au volant d'une voiture et conduire les yeux fermés sans pouvoir les ouvrir ?

Résultat de recherche d'images pour "résonnance philosophie magazine"Lecture de quelques articles au sujet du concept de "Résonnance" du socio-philosophe (ou philo-sociologue ?) allemand Hartmut Rosa. Juste une énième resucée d'une philosophie néo-bab vantant les mérites d'un dialogue avec la nature et les autres pour "se sentir bien" ? Une déclinaison existentialiste du "Connais-toi toi même" (avant de faire la leçon aux autres) ? Résonner peut-être, mais raisonner, c'est sans doute mieux.




Un "rêve" :
Le lieu : carrefour de la Place Marcel Sembat à Boulogne
Le décor : carrefour de la Place Marcel Sembat à Boulogne + une baraque façon food-truck plantée sur une aire minable au bord du carrefour
Les acteurs : le pdg d'une société de promotion immobilière qui tient le food-truck + une foule en panique + moi
Résultat de recherche d'images pour "camion citerne en feu"L'action : deux camions traversent le carrefour à très grande vitesse avant qu'ils ne se percutent et que l'un des camions - un camion-citerne - fassent un tête-à-queue qui le conduit dans le décor à proximité du food-truck ; quelques minutes plus tôt je parlais avec le pdg promoteur et j'assiste à l'accident en repartant vers chez moi (à Billancourt) ; je reviens sur mes pas et je croise tout un tas de gens paniqués qui fuient le lieu du drame comme les New-Yorkais le 11 septembre 2001 avec en toile de fond l'incendie des Twins et leur effondrement imminent  ; j'avise l'un de ces fuyards, un routier, qui m'explique en marchant, le souffle un peu court, que le camion-citerne est tombé dans un trou de chantier au fond duquel il y a une ligne haute-tension et que tout va exploser.
La fin : je prends l'ascenseur de mon immeuble avec un jeune garçon ; dans un premier temps, au lieu de monter, nous descendons au sous-sol ; puis nous devons reprendre un autre ascenseur qui cette fois dessert les étages ; lui s'arrête au 2ème et moi je vais au 5ème.
L'erreur de scénario : le camion-citerne aurait du percuter le food-truck puis exploser ; le promoteur, transformé en torche vivante, aurait du sortir en hurlant, se précipitant sur la foule des badauds et créant une panique telle que des gens se seraient piétinés ; on ne voit pas bien ce que l'ascenseur apporte, ni cette descente avant la remontée, ni la précision sur les étages.