lundi 14 janvier 2019

"Et l'amour aussi a besoin de repos" de Drago Jancar


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Résultat de recherche d'images pour "et l'amour aussi a besoin de repos"Roman magnifique de l'auteur de "Cette nuit je l'ai vue" qui est l'un des romans que je recommande à toute personne à la recherche d'un livre "splendide" comme je l'avais écrit dans une chronique datant de mars 2017 à lire (ou à relire) ICI
On retrouve dans "Et l'amour aussi a besoin de repos" (traduction plus "poétique" du titre original "Et l'amour aussi", reprenant un vers d'un poème de Byron :
Car l'épée use le fourreau
Et l'âme épuis le coeur
Et le coeur doit faire halte pour souffler
Et l'amour aussi a besoin de repos.)

cette ambiance singulière qui restitue l'atmosphère de la 2nde guerre mondiale dans cette région de l'Europe centrale, avec les partisans, les nazis et leur suppôts, un monde dirigée par la peur, qu'il s'agisse de la trouille ou de la terreur, un monde désenchanté où certains héros et victimes d'hier peuvent devenir les apparatchiks de demain, où les lâches parviennent à s'en tirer ; un monde désenchanté sauvé par certaines figures presque anonymes. "S'il n'en reste qu'un" ?
Des destins terribles se croisent dans ce livre où l'Homme parait n'être qu'un fétu de paille pris dans les remous du torrent sombre de l'histoire.

dimanche 13 janvier 2019

Pritzker 2019

Et non ! Le jury officiel n'a pas encore statué, mais ici, à Bécon-les-Bruyères, nous avons fait notre sélection :

1) David CHIPPERFIELD

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2) Farshid MOUSSAVI
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3) David ADJAHE
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4) Kengo KUMA
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5) Steven HOLL
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A suivre !


mercredi 2 janvier 2019

TOP Ten des architectures du 21ème siècle vues cette année

Dans l'ordre des visites et non de préférence :

1) Le musée Kolomba à Cologne de Peter Zumthor (2007)















2) La Feld Kapelle de Frère Nicolas à Wachendorf (sud de Cologne) de Peter Zumthor (2007)



















3) L'église Anastasis à Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes d'Alvaro Siza (2018)
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4) Le Couvent des Jacobins à Rennes de Jean Guervilly (2018)

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5) L'immeuble de logements de la ZAC des Batignolles de Vincent Pareira et Aeres Mateus (2018)
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6) Le Guthrie Theatre à Minneapolis de Jean Nouvel (2006)
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7) Tour "56 Léonard" à New-York d'Herzog et de Meuron (2017)
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8) Le National Museum of African American History and Culture de David Adjahe (2016)















9) Solstice à Chicago de l'agence Studio Gang (2018)


10) Le Louvre de Lens des architectes japonais de l'agence SANAA (2012)








mardi 1 janvier 2019

Hommage à Edgar Hilsenrath


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Edgar Hilsenrath tel que nous l'avions rencontré en 2013


C'est mon ami Etienne V. qui m'avait fait découvrir Hilsenrath.

Je considère "Le Nazi et le Barbier" comme l'un des livres les plus incroyables qui m'ait été donné de lire. Dès les toutes premières pages j'avais été saisi par cette envie contradictoire de rire et de pleurer en même temps qui m'avait conduit jusqu'au bout du roman, avec l'envie de lire d'autres ouvrages de ce petit homme curieux que nous étions allés rencontrer avec Etienne lors de l'un de ses derniers passages à Paris comme le rapporte ce post d'octobre 2013 ICI

Et puis j'ai lu ensuite avec beaucoup d'intérêt " Le Retour au pays de Jossel Wassermann" et "Fuck America".

Je vous conseille "Le Nazi et le Barbier", mais il est possible que vous n'accrochiez pas à ce style iconoclastique.

Ci-dessous copie de l'article du Monde de Marc Chaumeil évoquant la disparition d'Hilsenrath.

Mort de l’écrivain allemand Edgar Hilsenrath, iconoclaste auteur du « Nazi et le Barbier »

Né à Leipzig en 1926, Edgar Hilsenrath, fils de commerçants juifs, avait été déporté en 1941 dans le ghetto roumain de Mogilev-Podolsk
Edgar Hilsenrath, écrivain juif allemand, déporté, auteur entre autre de « La Nuit », « Le Nazi et le Barbier » et « Le Conte de la pensée dernière ».

Sa plume était aussi crue que caustique, bousculant volontiers les convenances sociales et la manière d’évoquer la Shoah dans la littérature. L’écrivain allemand Edgar Hilsenrath, à qui l’on doit notamment Le Nazi et le Barbier (1971), est mort dimanche 30 décembre à l’âge de 92 ans, a confirmé son éditeur au Monde.

Né à Leipzig en 1926, Edgar Hilsenrath est le fils d’une famille de commerçants juifs, qui tente de fuir la montée du nazisme en gagnant la Roumanie. Mais en 1941, le jeune garçon est déporté, ainsi que son frère et sa mère, dans le ghetto roumain de Mogilev-Podolsk. Il n’en sera libéré qu’en mars 1944 par les troupes russes.

De ces longues années de souffrances et de privations, l’auteur dira qu’elles constituent sa Nuit, du nom de son premier roman, paru en 1964 en Allemagne, avant d’être censuré par son éditeur. Car déjà, la crudité et l’humour au vitriol de l’auteur heurtent, lui qui ose le récit imagé de toutes les bassesses humaines que peut engendrer la volonté de survivre. « La nuit ne se finit jamais », disait ainsi l’écrivain iconoclaste dans une interview à Actualité juive en 2015.

A la fin de la guerre, le jeune homme gagne la Palestine, où il vivote de petits boulots. En 1947, Edgar Hilsenrath rejoint la France, où sa famille a trouvé refuge. Puis tous émigrent à New York. C’est aux Etats-Unis que le jeune homme se met à écrire – une envie qui le hantait depuis le ghetto, confessera-t-il.

Son deuxième ouvrage, Le Nazi et le Barbier, écrit en 1968 lors d’un séjour à Munich, met en scène le sinistre et cynique Max Schultz, un salopard picaresque, sujet de toutes les métamorphoses hémoglobinées. Enfant « illégitime mais aryen » d’une grosse femme de petite vertu, le bourreau rejoint les SS à la fin des années 1930, parce que « l’avenir de l’Allemagne sera noir à coup sûr » comme leurs uniformes. Sur le front de l’Est, puis dans un camp de concentration, il se livre aux pires monstruosités avant de disparaître, la guerre finie. Il prend l’identité (voire la personnalité) d’Itzig Finkelstein, son meilleur ami d’enfance, juif, et s’enfuit en Israël.

Aussi décriée qu’applaudie, cette farce burlesque vaut à son auteur un succès mondial, malgré le refus par soixante maisons d’édition de le publier. Il sera finalement édité dans 22 pays, en seize langues – mais seulement en 2010 en France.
« Dans les familles, on en parle peu »

La carrière d’Edgar Hilsenrath lui vaudra ensuite plusieurs récompenses, dont le prix Alfred Döblin pour le roman Le Conte de la pensée dernière, paru en 1989. Un ouvrage dans lequel l’auteur allemand, qui retournera vivre à Berlin en 1975, compare le génocide arménien à la Shoah, et rappelle le devoir de mémoire. « Il y a une communauté arménienne à Berlin, ils sont tous trop jeunes, ils ne connaissent souvent pas leur propre histoire. C’est comme un sujet tabou. Dans les familles, on en parle peu, ou pas », déplorait-il dans l’entretien donné à Actualité juive.

Toute l’œuvre de l’éruptif Edgar Hilsenrath restera marquée par ce mélange d’autobiographie fictionnelle, que ce soit quand il raconte le village roumain présent dans Le Retour au pays de Jossel Wassermann (1993), ou quand il rend compte de son expérience palestinienne, dans Les Aventures de Ruben Jablonski(1997). Un roman qui trace un portrait glacial et coupable des rescapés de la Shoah, dont fait partie le narrateur : « Six millions. Je ne savais pas qu’il y avait eu tant de morts. (…) Je leur ai montré le journal et leur ai demandé en yiddish : “Vous saviez qu’il y en avait eu autant ? – Non”, ont répondu les Juifs. »



lundi 31 décembre 2018

TOP Ten des architectures du 20ème siècle vues cette année

Dans un ordre chronologique et non de préférence :

1) La Maison de Verre de Pierre Chareau (1931)
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2) Taliesin dans le Wisconsin, la maison de Frank Lloyd Wright (1911)
Taliesin
















3) Unitarian Meeting House à Madison (Wisconsin) de Frank Lloyd Wright (1951)
Unitarian Meeting House


















4) La Farnsworth House à Plano dans l'Illinois (75 km à l'Ouest de Chicago) de Mies van der Rohe (1951)


Farnsworth House

















5) La Villa Savoye à Poissy de Le Corbusier (1931)

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6) La Maison Municipale à Prague des architectes Osvald Polivka et Antonin Balsanek (1912)
La Maison Municipale














7) Habitat 67 à Montréal de Moshe Safdie (1967)
Habitat 67














8) La Villa Cavrois à Croix (près de Lille) de Robert Mallet Stevens (1932)
La Villa Cavrois














9) L'extension du Musée des Beaux-Arts de Lille d'Ibos & Vitart (1997)
Musée des Beaux-Arts de Lille
10) La Piscine de Roubaix des architectes Albert Baert (1932) et Jean-Paul Philippon (2001)

La Piscine à Roubaix







vendredi 28 décembre 2018

En cherchant la paix comme tous les enfants-soldats



Poème de Jean-Noël Spuarte (1913)

Tu m'a attendu longtemps sur cette butte
Si belle dans ta jeunesse inquiète
Tu m'as embrassé sans savoir embrasser
Et tes seins étaient des bijoux de porcelaine.

Tu es venue t'allonger contre moi
Avec tous les interdits que je redoutais
Mais ta peau avait le parfum d'une vestale
Et la chaleur de nos corps te suffisait.

De l'autre côté de la cloison Led Zeppelin
Grimpait sur son échelle vers le paradis
Dans l'air flottait une odeur de mauvais patchouli
Et chaque nuit je me déguisais en combattant ridicule du sexe.

Je t'ai vu prendre le train et puis revenir
Des centaines de fois courir sur le quai
Des larmes dans tes yeux de chat
Pourquoi n'avons-nous pas su t'aimer ?

Quand nous nous sommes quittés
Ton corps était penché sur le rebord de la fenêtre
Mais cet hôtel ne s'appelait pas l' "Hôtel du Suicide"
Et tu vis à présent en ignorant les lettres que je ne t'écrirai jamais.

Tu étais un médecin des âmes et une sœur des désespérés
Maintenant tu ris, tu mens, tu jouis et tu pleures
Un homme chaque nuit couché contre tes hanches immenses
Qui cherche la paix comme tous les enfants-soldats.

Tu ne reviendras plus mendier un baiser
A la bouche qui t'a appris à embrasser
Maintenant que tu n'as plus peur de te soumettre
Un nuage en forme d'ange passe dans le ciel.

Tu désires pourtant remonter aux sources du fleuve
Là où tu trouveras la fleur qui n'est pas encore fanée
Celle qu'il t'avait donnée comme on prononce un serment
En cherchant la paix comme tous les enfants-soldats.


jeudi 27 décembre 2018

"Do you know who is this man ? Isn't the president ?




Voici un extrait d'un opuscule d'une trentaine de feuillets écrits - et probablement d'autant d'illustrations - relatant un grand week-end à Montreal.
La scène se passe devant la murale de Cohen du quartier "Le Village".

"Je finis par tomber sur le restaurant le « Réservoir ». La murale de Cohen est toute proche, je m’en souviens bien (comment l’avoir oublié ?). A l’angle de la rue, je crois reconnaître un immeuble un peu haut qui domine sans grâce le quartier. C’est bien là. Pendant que je la prends en photo (quel est le meilleur angle ?), un homme noir s’approche de moi, curieux. Il regarde la murale comme s’il la découvrait pour la première fois. Il me paraît sympathique et je lui demande alors s’il sait de qui il s’agit en pointant du doigt le portrait géant. L’homme est anglophone. « Do you know who is this man ? » lui dis-je. Il lève les yeux vers la murale et après quelques secondes il me répond, hésitant : « Isn’t the president ? » Ça me fait sourire et j’imagine la réaction de Cohen s’il avait su qu’on le prendrait un matin de décembre pour un homme d’état.

Nous poursuivons notre discussion et je lui parle de cet homme, de cet immense poète et chanteur dont visiblement il ignorait jusqu’à cet instant l’existence. Je lui dit quelques mots de ma relation avec Léonard Cohen, que je le connais depuis que j’ai douze ans, depuis que mon frère aîné a placé le vinyle de « Songs from a room » sur le plateau de l’électrophone de nos parents, une après-midi d’hiver 1969, alors que nous étions seuls à la maison. « Like a bird on the wire, Story of Isaac, A bunch of Lonesome heroes, The Partisan, Seems so long ago Nancy, You know who I am, Lady Midnight, Tonight will be fine, ... ». Que des chansons d’anthologie.

L’homme paraît très intéressé par mes propos et ouvre des yeux surpris et admiratifs après chacune de mes révélations (peut-être a-t-il compris, avec mon mauvais anglais, que j’ai personnellement connu le personnage représenté en noir et blanc sur le pignon de cet immeuble banal ?).

« This is my first stay in Montreal. I arrived yesterday ». Il trouve ça encore formidable et, me serrant la main en m’indiquant qu’il fallait – à regret – qu’il me quitte, il me dit : « I was glad to meet you. And I wish you a pleasant stay in Montreal. This is a great day to see you ! »

Encore un peu et il aurait pu dire : « I am glad you stood in my way. Thank you for the trouble you took from my eyes[1], ... », et là, j’aurais reconnu le fantôme de Léonard Cohen."


[1] Extraits de « Famous Blue Raincoat »

I would like to return to this dream/Je voudrais retourner dans ce rêve



Un poème de Jean-Noël Spuarte

Je voudrais retourner dans ce rêve,
Dans un restaurant aux nappes blanches comme la neige
Où tu étais cette inconnue
Qui subitement m’embrassait
Devant les autres convives.

Je voudrais retourner dans ce rêve,
Le long d’une plage déserte de sable noir
Où je te cherchais sans espoir
Mes appels noyés par les vagues
Et ton corps que je savais pris par la mer.

Je voudrais retourner dans ce rêve,
Dans un palais vénitien au mille pièces illuminées
La foule de nos invités sans visage
Et nous pénétrions dans ces tableaux de maîtres
Pour disparaître au-delà du miroir.

Je voudrais retourner dans ce rêve,
Où je m’étais construit un abri de paille
Dans un champ juste moissonné
Pour que tu m’offres avec tristesse
Le privilège de perdre cette nuit-là ma virginité.

Je voudrais retourner dans ce rêve,
Où je te voyais pour la première fois
Traverser une esplanade déserte dans ta robe de mariée
Tu semblais flotter dans l’air comme une magicienne
Dans tes vêtements noirs comme la nuit.

Je voudrais retourner dans ce rêve,
Où je vivais dans une maison minuscule
Avec une seule pièce
Et entendre la pluie frapper sur le toit
Pendant que tu te blottis contre moi.

Je voudrais retourner dans ce rêve,
Sur un trottoir de Berlin ou de Manhattan
Où j’avais juré de te dire « je t’aime »
Après avoir brûlé toutes les allumettes
Qui éclairaient ton visage impatient.

Je voudrais retourner dans ce rêve,
Où tu me disais que tu en aimais un autre
Mais que pour moi tu ferais une exception
Si j’acceptais ton secret sans une parole
Ta volonté de mourir à vingt ans.

I would like to return to this dream,
In a restaurant with table-cloths as white as the snow
Where yoy were this unknown
Who suddenly kissed me
In presence of the other guests.

I would like to return to this dream,
Along a desert beach of black sand
Where I was looking for you without hope
My calls drowned by the waves
And your body that I knew talekn by the sea.

I would like to return to this deram,
In this Venitian palace with thousand illuminated rooms
The crowd of ours guests without faces
And we were entering in these master paintings
To disappear behind the mirror.

I would like to return to this dream,
Where I had built a straw shelter
In a field just harvested
For you to offer me with your sadness
The privilege of losing that night my virginity.

I would like to return to this dream,
Where I saw you for the first time
Crossed a deserted esplanade in a wedding dress
You seemed to float in the air like a magician
With your clothes black as the night can be.

I would like to return to this dream,
When I lived in a tiny house
With a single piece
And listen to the rain knock on the roof
When you snuggle against me.

I would like to reurn to this dream,
On a sidewalk in Berlin on in Manhattan
Where I swore to tell you "I love you"
After burning all the matches
That lip up your impatient face.

I would like to return to this dream
Where you tell me that you loved another
But for me you would make an exception
If I accepted you secret without a word
Your will to die at twenty.







mercredi 26 décembre 2018

Montréal, sélection de 10 murales

Avant de vous livrer un post plus long sur Montréal et Cohen, voici une sélection de murales (c'est ainsi qu'on appelle les murs peints au Québec) que j'ai découvertes à l'occasion de mes pérégrinations, essentiellement dans le quartier du Plateau.











mardi 25 décembre 2018

John Lautner, une architecture hollywoodienne


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Résultat de recherche d'images pour "john lautner"Un hasard en amuse-gueule si je peux m’exprimer ainsi, est celui qui fit que nous nous sommes découverts avec la patronne, Angoulême comme point commun ; elle ayant effectué ses études au Lycée de filles, moi au lycée de garçons, à deux ans d’intervalle. Quand je lui ai dit que je connaissais les huîtres Papin depuis des temps immémoriaux (peut-être une quarantaine d’année) et que nous avions l’habitude de les prendre Place Victor Hugo, ce fut comme un Sésame. 

Je n’ai pas grand chose à dire sur l’architecture de John Lautner, élève de Frank Lloyd Whright, car je n’ai ni vu ni visiter une seule de ses villas aux lignes futuristes principalement réalisées en Californie du sud.
J’ai découvert John Lautner par le plus grand des hasards en me rendant au restaurant "Chez Régis" spécialisé dans les huîtres (principalement les "Papin"). J’y apportais des cadeaux pour le fils de la patronne ; cadeaux que je convoyais depuis Montréal. Le fils de la patronne est en effet un ami de mon amie Gabrielle qui vit à Montréal. Et comme j’y revenais ...
Entre temps une cliente, visiblement une habituée, est entrée dans le petit restaurant et la patronne nous a tout de go offert un verre de Sancerre. Nous avons trinqué. La patronne m’a présenté et il s’est avéré que cette dame vivait pour partie à Los Angeles, dans le secteur de la bio-tech, et qu’elle était passionnée d’architecture. Je fus mis sur le grill (avec sympathie) par cette dame et je pense m’en être honorablement sorti. C’est elle (qui se reconnaîtra si elle parvient jusqu’ici) qui m’a parlé de John Lautner et m’a permis de découvrir ses incroyables maisons.
Avant de pouvoir les visiter moi-même, un grand merci à cette inconnue qui figure maintenant dans Everybody Knows. Il est des destins plus grandioses, mais d’autres plus fâcheux.
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