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"Ce Blog n'est peut être pas pour vous : vous avez encore la possibilité de le refermer. De retourner à une autre occupation, d'oublier votre geste. Parce que si vous continuez, vous allez partir vers tous ces bouts du monde où personne ne va jamais." Des îles où on parlera littérature, architecture, et de l'homme (en attendant mieux). Hommage à Léonard Cohen, évidemment. Jadis tout ceci était noté dans un petit carnet de moleskine. Voyons si les temps modernes sont supérieurs !
était le complice du pauvre.", une époque où "on pouvait se parler et s'entendre. Se comprendre. (...) Où les gens avaient conscience que la vie était précieuse et se jouait à chaque instant (...)". 
On vous l'avait dit : attention, film exceptionnel ! Searching for Sugar Man a remporté la palme aux Oscars dans la série Documentaire !
Il est à toujours à Détroit, vit dans une maison presque en ruine, il est ouvrier dans le bâtiment, spécialisé dans la démolition et la rénovation, et personne ne sait autour de lui qui il est vraiment. Il ignore de son côté totalement le succès fabuleux qu'il a en Afrique du Sud ! A la fin du film, son employeur le compare à un vers à soie capable de détenir un secret et d'en révéler un jour la beauté ; celle de l'âme humaine. Rare, émouvant et magnifique !
On
referme "Anima" de Wajdi Mouawab, troublé par ce long roman, écrit
dans une langue riche, poétique, ensorceleuse, qui vous entraine à la
poursuite d'un serial killer particulièrement épouvantable, du Canada des réserves indiennes à l’Amérique profonde, aux cotés de Wahhch Debch, un homme
dont la femme a été cruellement assassinée par ce monstre. 
Avec "Rue des voleurs", Mathias Enard frappe un grand coup... dans l'estomac du lecteur, sans gant et, pour poursuivre dans la métaphore du "Noble art", son héros Lakhdar, un jeune marocain de 20 ans originaire de Tanger, est à l'image du boxeur de seconde zone, out-sider définitif, hissé malgré lui sur un ring planté au fond d'une salle glauque pour un combat perdu d'avance.
C'est un livre magnifique, cruel, tendre et brutal où Mathias Enard va jusqu'au bout de sa démonstration : "Les hommes sont des chiens, ils se frottent les uns aux autres dans la misère, ils se roulent dans la crasse sans pouvoir en sortir, se lèchent le poil et le sexe à longueur de journée, allongés dans la poussière prêts à tout pour le bout de barbaque ou l'os pourri qu'on voudra bien leur lancer..."




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