jeudi 14 janvier 2010

Quoi de neuf ?


Dans l'actualité, télescopage ahurissant : effroyable et épouvantable le drame haïtien ; considérables et irresponsables les bonus pour les traders !
Quelqu'un peut-il m'expliquer à quoi peut bien servir un trader ?
- à rendre les riches encore plus riches ?
- à participer au déséquilibre financier de la planète ?
- à éloigner encore plus l'homme de la réalité ?
- à conduire le Monde dans le mur ?
- à générer périodiquement des crises qui ne les affectent pas ?
- autre chose ?



Mais pourquoi les paie-t-on aussi grassement ?
En attendant toutes les réponses pertinentes qui vont prochainement saturer la rubrique "commentaires", je propose qu'on transforme les salles de marchés en y installant des postes de travail comme celui présenté ci-dessous. Relié à un générateur d'électricité, le trader dans sa cage, en réseau avec des centaines d'autres rongeurs du même acabit, tous ivres d'énergie, pourrait enfin servir à quelque chose ... d'utile !

mardi 12 janvier 2010

Architecture, Cohen et Littérature


Je sens que je délaisse les 3 piliers fondamentaux de mon blog. Pergame, ressaisis toi ! Quoi de neuf en architecture ? Ce qui est embêtant avec l'architecture c'est que pour en parler, il faut aller la voir ! Comment voulez-vous traduire une sensation qui nait de votre présence dans un espace donné sans y être allé ? Et je n'ai rien vu de saisissant depuis la Caixa d'Herzog et de Meuron à Madrid, il y a quelques mois.


Et Cohen ? Il n'en fini pas de vouloir se remplir les poches de billets : encore une "dernière" tournée de programmée. Cette fois en province. Il faudra que je me remette à le traduire ; il ne mérite plus que ça.

Et la littérature ? Fini le 1er livre de Dina ; attaqué le second avec un enthousiasme moins prononcé ; commencé le "temps des crises" de Michel Serres ; heureux de constater que je partage avec lui le sentiment (il est plus affirmatif que moi ; c'est normal : il a réfléchi) que l'une des causes essentielles du mal de l'humanité est le fossé toujours plus grand entre la nature (à laquelle nous appartenons) et la société telle qu'elle a récemment muté ; ajouté à cela le déséquilibre, l'écart, entre les pauvres et les riches ("Rien de plus risqué que de vivre cet écart-là" dit M. Serres).

"T'y crois à la métamorphose ?" Réponse : "pas l'choix !"


Faisant le constat que le monde va à sa perte, sa désintégration, s'il ne change pas radicalement, Edgar Morin, dans un grand article du Monde daté de ce WE, appelle à la métamorphose, cette transformation effectivement radicale qui permet, à partir d'un processus d'autodestruction, de renaître sous une forme différente, tout en conservant certains liens fondamentaux de l'état antérieur (cf l'exemple de la chenille et du papillon).
Pessimiste notre sociologue national, inventeur de la "politique de civilisation" ? Pas vraiment, bien qu'il nous foute les pétoches : "le probable est la désintégration". Faisant deux autres constats, un historique "l'histoire humaine a souvent changé de voie" grâce à "une innovation, un nouveau message déviant, marginal ...", l'autre contemporain "il existe sur tous les continents un bouillonnement créatif", Edgar Morin énonce les voies possibles du "salut" :
1) le surgissement de l'improbable (comment l'invraisemblable, l'inimaginable, peut sauver le monde ; cf Athènes face aux Perses, cf Joukov qui parvient à mettre en déroute les armées nazies)
2) les vertus génératrices/créatrices inhérentes à l'humanité
(espère !)
3) les vertus de la crise
(espère encore, et fume même !)
4) Ce à quoi se combinent les vertus du péril
"Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve"
5) L'aspiration multimillénaire de l'humanité à l'harmonie
(j'en reprendrai bien une petite taffe !)
M. Morin, votre texte est magnifique, mais la chenille ne va pas se transformer en papillon, car elle est d'une race qui a perdu le code génétique de la métamorphose ; c'est une chenille processionnaire hyper-urticante dont la seule raison d'exister est de tout bouffer devant elle sans réfléchir. Maintenant qu'elle a inventé un système qui la dépasse et qu'elle a perdu la clé de contact, et bien ça va être "sauve qui peut" ; sauf surgissement de l'improbable (bien entendu) !

dimanche 10 janvier 2010

Neige (encore)


Il neige encore ce matin. Dieu et sa bande de copains prennent un malin plaisir à alimenter la théorie du complot. Réchauffement climatique ? Mon œil ! (je préfére rester correct). Les urgences ne sont pas gavées de récipiendaires du virus H1N1, mais d'anonymes aux muqueuses dilatées d'où s'écoulent à gros bouillons des glaires enrhumées, ou de citoyens ordinaires dont les os ont cédé sous l'impact violent d'une chute conséquente à une aventure d'une seconde sur la surface sournoise, et néanmoins gelée, d'une plaque de glace traitresse !

C'est le camarade Allègre qui se frotte les deux grosses mains potelées et velues ! Vous allez voir qu'il va embrayer sur le complot ! Et Roselyne qui lui sert sur un plateau une collusion possible entre les grands laboratoires et les instances gouvernementales ! Oyez, oyez, braves gens, ouvrez enfin les yeux : le réchauffement climatique c'est juste pour vous faire oublier l'augmentation de la redevance TV ou le maintien de Domenech comme sélectionneur (de quoi au fait ?) ; la remontée du niveau de la mer ? De quoi se plaint-on ? C'est la mer qui vient vers nous ; moins de kilomètres à parcourir, donc moins de carburant dépensé, donc tout ça va s'équilibrer ! La désertification ? les famines ? Les risques de conflits sociaux ? ... tiens je reprendrais bien un peu d'œufs à la neige...

samedi 9 janvier 2010

Crèche béconnaise AOC


Ci-dessus, l'unique crèche AOC : la béconnaise.
Qu'est ce qui caractérise la crèche béconnaise ?
D'abord, elle est unique et inimitable.
Ensuite, elle doit être réalisée dans une caisse de Bordeaux Grand Cru (ici un Château Talbot 1982).
Les santons sont exclusivement issus de la Maison Carbonel à Arles.
Joseph et Marie sont potentiellement hors la loi car ils accueillent sous leur toit des individus sans-papiers aux noms douteux : Gaspard, Melchior et Balthazar.
Une brique volée sur les remparts de San Giminiano reçoit le repos du berger.
Le pays Dogon est à l'honneur : une serrure en bois, et une série de figurines en plomb présentant des petits animaux, et servant pour mesurer l'or, assiste sagement au spectacle.
Il s'agit du seul édifice que j'ai jamais construit dans ma vie, en dehors d'une cabane provisoire dans les bois durant un camp scout.
Alors voilà pourquoi, moi qui ai une âme de bâtisseur, je tiens à dire merci au petit Jésus de me permettre d'accéder, chaque année, à ce plaisir infantile.

mercredi 6 janvier 2010

Photo


"Ombres et lumières" nous avait incités à commenter une série de photos impressionnantes visibles sur une adresse http//... qu'une de ses amies (je trouve que "Ombres et lumières" a beaucoup d'amies !) lui avait indiquée.
L'exercice n'est pas facile ; c'est sans doute ce que le rend excitant ! J'ai choisi cette photo. J'ai l'impression que cette image est bruyante, assourdissante et que les personnages vont sortir du cadre pour me foncer dessus ; moi qui ne suis supporter de rien du tout en terme de foot. Car une ivresse pareille, ça ne peut être déclenché que par ce sport incroyable qui, comme dirait - Stéphane Guillon ? -, parvient à faire que des centaines de millions de pauvres encouragent pendant près de deux heures 22 milliardaires qui courent après un ballon !
Il y a une chose assez surprenante sur cette photo (je ne parle pas du champion du monde du cracher de noyaux d'avocat), c'est la présence de cette femme devant le policier. Que vient faire une "bonne femme" dans cette pataugeoire de mâles surexcités ? J'entends à cet instant le râle horrifié des féministes égarées dans ces lignes... Tant pis ; je maintiens. La femme est l'avenir de l'homme ; et pas le contraire ! Sauf peut-être au foot ?

Neige


J'avais pris le train au matin et il faisait encore nuit. La lune honorait la Seine d'un disque parfait abandonnant son reflet glacé sur la peau épaisse du fleuve. Je n'avais dormi que quelques heures. Le hall de la gare semblait épuisé, lui-aussi. Discipliné - ou simplement prudent ? - j'étais monté dans le wagon dont le numéro était inscrit sur mon billet. Je m'étais assis bien calé sur un siège du fond, presque allongé. Quand le train est parti j'ai placé mon manteau par dessus ma tête de telle sorte que j'étais comme dans un minuscule abri obscur. J'avais l'impression de pouvoir me faire oublier du reste du monde. J'ai senti le train qui vibrait prenant lourdement une vitesse de croisière programmée. Mon corps suivait le rythme des vibrations tourmentées du wagon. Des bruits de frottements métalliques, sourds, équipés d'accents plus ou moins aigus, parvenaient à se glisser sous le manteau, au cœur du nid. Je maintenais mes yeux ouverts pour bien voir ce noir absolu, chaud et bruyant. Je savais qu'il faisait froid dehors. Cette idée m'était extrêmement agréable. Çà pouvait être une idée détestable. J'aurais aimé observer longtemps cette obscurité délicieusement tiède. Je savais que dehors c'était le vacarme des aciers, et les gifles du vent. C'était un bonheur supplémentaire. Il n'y avait presque personne dans le wagon. c'était une victoire. Et puis je me suis endormi. Profondément. Quand je me suis réveillé, tout était encore parfaitement en place : l'obscurité, le froid imaginé, le vacarme légèrement feutré du dehors. J'ai soulevé mon manteau. Il faisait jour. Un jour d'une blancheur d'hostie. La campagne - nous étions en pleine campagne - disparaissait, trouillarde, sous la neige. Nous doublions à grande vitesse des colonnes de pylônes dressés comme des patrouilles inquiétantes, pétrifiées ; leurs pieds absents dans l'écume immaculée. Parfois le train longeait un épais mur végétal surchargé de poudre glacée. Le souffle du vent faisait alors se lever comme un voile de mariée qui confondait le spectacle.

lundi 4 janvier 2010

Le Louvre à Lens


Un petit billet de Frédéric Edelmann dans "Le Monde" daté du 31 décembre, "Le Louvre à Lens raconté par celle qui l'a conçu", m'invite à la réflexion.
Il faut tout d'abord saluer l'attitude d'Edelmann qui, plutôt que de discourir sur un projet encore virtuel (les travaux étaient officiellement lancés le 4 décembre), laisse une large place aux commentaires de l'architecte et aux intentions qui ont guidé la conception.
Mais je m'interroge sur trois points :
- le premier, concerne le coût du projet et la pertinence de l'investissement : 80 millions d'Euros HT pour les travaux, pour 28.000 m2 de bâtiment et 20 ha de jardin ; à lire l'article, les espaces d'expositions ne représenteront qu'une partie (réduite ?) des surfaces construites ; aux 80 M€, il faut ajouter les honoraires ; la muséographie est-elle comprise ? Bref, c'est un investissement conséquent (100 M€ au total ?). Combien de logements sociaux pour la même somme ? 60.000 m2 ? 1.000 logements ? Bien entendu, il faut des lieux pour conserver les œuvres d'art et pouvoir les présenter à un public toujours plus large, et pas exclusivement parisien. Mais n'y a-t-il pas provisoirement peut-être, une échelle des priorités qui place le plaisir personnel d'une minorité - pouvoir admirer quelques chefs d'œuvre supplémentaires - après le droit élémentaire pour des milliers de familles à disposer d'un logement ; social en l'occurrence ?
- le second est un peu technique : le production de Sanaa est d'une très grande exigence constructive ; cette écriture, qui semble inspirée par la philosophie Zen, sera-t-elle servie à la hauteur de cette exigence ? On peut rester optimisme ; la qualité de réalisation de la médiathèque de Strasbourg l'atteste : une très grande exigence architecturale, jusque dans les finitions, peut trouver ses protagonistes.
- le troisième point, c'est le paradoxe d'une époque où on construit des musées aux quatre coins de la France et, simultanément, on réduit l'enseignement des arts et de l'histoire à l'école ; qui visitera demain ces musées édifiés par les plus talentueux architectes : des spectateurs et des touristes qui "auront fait le Louvre à Lens" comme on consomme une prestation incluse dans un forfait ? Restera-t-il encore des amateurs et des curieux chez lesquels l'éducation aura suscité le goût de découvrir ou approfondir leurs connaissances dans le domaine de l'art ; des curieux pour qui l'art ne se contente pas d'être une représentation, mais un élément majeur de la connaissance de soi et des autres ?
Je saute peut-être du coq à l'âne, mais ... je pense au sujet de ce paradoxe à la réflexion d'Emmanuel Todd pour qui le sarkozysme se caractérise par "la capacité à dire tout et son contraire"...
Je saute encore du coq à l'âne en pensant à Goering, le monstrueux maréchal d'Hitler qui avait pillé pour sa collection personnelle plus de 1000 tableaux du musée du Jeu de Paume ! Ceux qui fréquentent l'art ne sont pas toujours des personnes fréquentables, et comme disait Léo Ferré, "ce n'est pas le baise-main qui fait la tendresse"...

Renaissance


Une photo de notre séjour sur Pandora


Coucou, le revoilou !
Face au déchainement de lamentations qui a accompagné l'autodissolution d'Everybody Knows, au déferlement de pétitions exigeant le retour à la vie de ce blog légendaire, je suis parvenu, après un détour sur Pandora qu'Everybody Knows avait atteint en quelques jours seulement, à demander aux Navis de tous se tenir la queue et de chanter des psaumes de cannibales en oscillant lentement (sans regarder la caméra) afin de redonner vie à notre blog héroïque.
Vous ne me croirez certainement pas, mais ça a marché !
Evidemment, Everybody Knows aura muté légèrement. Il sera devenu beaucoup plus grand, plus gentil, bleu peut-être, mais vivra enfin en harmonie avec le monde !
Alors oubliez Alep l'imposteur, le Prince Jean (pas celui des Haut de Seine, le mieux, celui de Richard Coeur de Lion ; oui : le camembert !).
Je vais liquider ce félon et poursuivre une vie paisible en territoire connu.

(je suis à droite sur la photo ; à gauche, c'est une copine que j'ai rencontré par hasard)

jeudi 31 décembre 2009

Voeux pour 2010

Ce que je souhaite pour 2010 ?
Que la poésie prenne enfin le pouvoir...
Par poésie, j'entends la capacité que nous avons tous à nous émouvoir, chacun selon ses goûts et ses talents.
Si c'est le cas, tout le reste, le positif, suivra.
Dans le cas contraire, mesdames et messieurs mes compatriotes terrestres...
Ne comptez pas sur moi pour assurer !

Comme convenu, le défi des "1000" n'ayant pas été relevé, et comme nous sommes dans une société impitoyable, ce blog s'élance dans le vide sidéral d'un espace virtuel indicible (pas moins !) pour vivre une vie autonome de déshérence... en un mot, ce blog s'autodissout mais...
et pour les inconditionnels exclusivement...
"Everybody Knows" nous a révélé avant de nous quitter définitivement, la naissance, au 1er janvier 2010, d'un enfant naturel qu'il est possible d'aller admirer à l'adresse suivante : http://alep.6mablog.com

Le Charmeur de serpent (1)


Voici très probablement ma dernière contribution à ce blog au titre de l'année 2009, dans la rubrique "Lectures".
J'ai commencé le roman de Sanjay NIGAM hier soir, et je l'ai achevé en fin de matinée. Ce n'est pas tout à fait raisonnable, car ce livre mériterait beaucoup plus d'attention. Mais j'ai mis un indice (1) ; j'y reviendrai donc.
C'est un livre sur l'Homme(mais un roman peut-il traiter d'un autre sujet ?). Sonalal est sans doute le meilleur charmeur de serpent de l'Inde. Mais on est pas le meilleur, seul ; il y a son cobra Saju et son instrument de musique, son bin. Sonalal mène une vie assez ordinaire. Son numéro devant les touristes qui se déversent par car entier sur la place du mausolée de l'empereur Humayun lui permet de gagner correctement sa vie. Il a une femme qui lui reproche trop souvent ses virées au bordel et ses excès de boisson ; deux enfants scolarisés qui l'ignorent.
Et puis un jour, il commet l'irréparable : il tue dans un accès de rage son cobra.
S'enchaine ensuite toute une série "d'aventures" dans lesquelles il est tour à tour vedette des médias, atteint d'impuissance, dévoré par un mal mystérieux qui le conduit à fréquenter des personnages bizarres, amoureux d'une prostituée, mendiant, etc...
En rompant le destin, Sonalal va se découvrir. Il va aller au bout de lui-même, jusqu'à se rendre compte que tout le mystère de la vie peut se résumer à l'image du serpent qui se mord la queue ; sauf que lui ... "Puis il se rendit compte qu'il était en quête d'autre chose, d'un signe que sa vie n'était pas la seule à être ainsi soumise au destin. mais le ciel était si bleu, si pur, si grand, si irréel qu'il semblait n'y avoir aucun moyen de communiquer avec lui. Il paraissait faire partie d'une perfection que l'homme ne pourrait jamais connaître. Pourtant Sonalal, une fois dans sa vie, en avait fait l'expérience."
Livre à méditer.

Pedro Paramo (1)


De "Pedro Paramo" de Juan Rulfo (1917-1986), il y a unanimité pour déclarer qu'il s'agit d'une oeuvre majeure de la littérature sud-américaine. Le livre (en folio) fait moins de 200 pages. C'est son unique roman. Juan Rolfo a écrit un recueil de nouvelles ("Le Llanno en flammes") et quelques textes. Ses derniers écrits datent de 1959 ("Le coq d'or"). Aucun autre écrit en près de 30 ans, jusqu'à sa mort !
Au terme d'une 1ère lecture, mon constat est le suivant : j'ai eu quelques difficultés à me mettre dans cet ouvrage construit comme un meuble avec une multitude de tiroirs que le lecteur ouvrirait sans ordre établi, découvrant que les vivants sont en fait morts, que leurs fantômes cohabitent avec les vivants (qui sont en fait morts...). Et puis, il y a de très belles phrases, un amour absolu, les chagrins et la mort qui traversent le roman comme la pluie qui s'abat sur ce village qui a "un gout de malheur".
"Des rideaux de nuages glissaient en silence dans le ciel et semblaient effleurer la terre en passant." Il me semble que l'ambiance, mais aussi le "fond" du roman, se retrouvent assez bien dans cette phrase.
Une seconde lecture s'impose.

dimanche 27 décembre 2009

Sexe, nu, érotisme et Blanche Neige (2)


On ne peut pas dire que ça soit la ruée lubrique espérée ! Ca reste encore assez mou tout ça ! Pas encore 700 ! Reste une petite semaine pour relever le défi de ce bloguéthon (à l'huile) ! Est-ce un signe plutôt positif que, dans ce bas monde, tout n'est pas uniquement vice et perversité ?
En attendant, pour ceux qui sont parvenus jusqu'ici par des truchements que je veux ignorer, je leur fais don d'une vue du phare de Biarritz, entre chien et loup, sous le bouclier lourd des hordes nuageuses émergeant de l'océan qui, telles des nuées de barbares à l'assaut des terres civilisées, envahissent sans crainte et sans mesure la totalité des espaces célestes au-dessus de l'aristocrate cité basque.
Et puisque je ne suis pas un ingrat, en bonus, je vous sers sur un plateau ces reflets aux accents hoopériens (?) des vestiges d'une pluie d'hiver sur la joue lisse et minérale des dalles ajustées d'une promenade balnéaire.
Y'en a qui sont gâtés !

samedi 26 décembre 2009

Sexe, nu, érotisme et Blanche Neige (1)


Pourquoi ce titre ? Simplement pour tester si ces 3 mots : "sexe", "nu" et "érotisme", suffisent à déclencher les délires lubriques de mes concitoyens, et s'il suffit d'agiter ces petits chiffons fantasmatiques pour que les vieux démons se mobilisent enfin, et que l'on assiste à une ruée de voyeurs sur ce blog ... pour parvenir à ce qu'avant le 31 décembre minuit, mon mouchard passe la barre fatidique des 1000 visites ; à défaut de quoi, j'ai décidé de fermer cet espace de liberté !

Pourquoi Blanche-Neige ? J'ai eu l'occasion fortuite (c'est presque les meilleures, non ?) d'assister dernièrement à une représentation de "Blanche-Neige" de la compagnie de Prejlocaj, le pensionnaire du vaisseau pirate du Marquis de Ricciotti à Aix en Provence ; le spectacle - c'est à dire la danse + les costumes + les décors + la musique - est parvenu à composer un fragment de temps dont la beauté peut rendre optimiste. Et j'avais juste envie de le dire.

vendredi 25 décembre 2009

Cigogne de Chenaud. Mobilisation générale !


Vous me direz qu'il y a des causes plus nobles, plus utiles et moins confidentielles que celle consistant à appeler au sauvetage et à la conservation de la cigogne de Chenaud. Mais enfin, si elle devait disparaitre, que resterait-il de poésie à ce petit village des confins de la Dordogne et de la Charente, déjà bien amoché par l'exode rurale, la fermeture du bureau de Poste et celle de l'école communale ? De la cigogne, ses origines, son géniteur, on ne sait pas grand chose. Il est probable qu'elle est arrivé avec un contingent d'alsaciens, exilés de début de la 2ème guerre mondiale, ou bien peut-être avant. Pour ma part, depuis plus de 30 ans que je connais Chenaud, je  l'ai toujours vue au même endroit.  Cet été, elle était encore superbe, droite, indifférente aux trafics des promeneurs ou des véhicules qui passaient souvent sans la remarquer, tant elle avait su, discrète avec le temps, se fondre dans le crépi blanc de la maison d'angle où elle avait élu domicile. Avec les ans, ses couleurs s'étaient un peu ternies, bien sûr, mais elle gardait toujours une silhouette de jeune première et une certaine élégance. Et puis, tout récemment, un camion sans doute un peu trop grand, sans doute un peu trop large, a frôlé l'angle de la maison de trop près si bien que la cigogne a été percutée et arrachée de son appui. Elle git maintenant à l'horizontal, immobile et abandonnée, décorée par une main méchante ou bien par le hasard, d'une pelote dérisoire de trois ou quatre bouts de rubans colorés.
J'ai décidé que cette cigogne minérale devait être remise en état et à nouveau scellée sur le haut de la porte de bois où un inconnu, un jour sans date, il y a tellement longtemps que l'on risque aujourd'hui de ne plus en avoir la mémoire, l'a placée avec attention, sous le crénelage de la triple rangée de génoise qui vient lui apporter une ombre imaginaire aux heures chaudes de l'été.
A suivre !

dimanche 20 décembre 2009

Flashback

- c'est la honte ; nous sommes conscients que nous allons (surtout nos petits enfants d'ailleurs) dans le mur, mais nous n'accepterons pas de revenir sur nos avantages acquis, acquis en grande partie sur le dos de ceux à qui nous disons maintenant "il est interdit de faire comme nous !"



- c'est totalement injuste de se faire piéger par un micro quand on est députée européenne


- le Président du Conseil italien est allé chez le dentiste et le chirurgien esthétique ; un "déséquilibré" lui avait balancé une statuette touristique à la figure ; qu'est-ce que vous voulez que je dise de plus sur ce sujet ? La 1ère photo, c'était avant le drame ; la seconde, c'est "après" le dentiste et le plasticien...





- plusieurs ministres UMP se sont ridiculisés en participant à un exercice de promotion d'une nullité crasse (ça s'appelle un lip dub - ou daube, je ne sais pas) ; même remarque que précédemment
- je suis passé devant un jury d'architecture où l'une des personnalités (un député PS je crois) lisait le journal pendant que l'architecte présentait son projet, at alors que d'autres membres du jury portaient visiblement peu d'intérêt à notre présence ; nous avions glissé dans la présentation une phrase superbe de Bachelard "Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton", et la photo d'une oeuvre magnifique d'émotion de Chillida ; autant donner de la confiture aux sergents de ville...

- la neige, 3 cm de neige et la poésie de cette manne climatique bouleverse le pays ; question : est-ce le froid qui tue les sans abris presque quotidiennement ?
- Mr S. et Mme ont tranché dans le choix des architectes admis à concourir pour le très grand projet de Pentagone à la française ; moralité : le pouvoir permet de s'attribuer toutes les compétences.

- Tiger Woods n'est plus le tigre des bois pour lequel il voulait se faire passer ; si j'étais lui, je tenterais de me racheter en léguant seulement 10% de mes gains (c'est à dire 100 millions d'€ environ) à un projet solidaire (pourquoi pas ?)
- le monde peut être assez beau : il suffit d'avoir des amis et de bons livres

Avertissement !


Mobilisation générale pour flatter mon égo : si on fait pas péter la barre des 1000 avant la fin de l'année, j'arrête mon blog !

Premier amour


Découverte d'un très grand texte et confirmation d'un très grand acteur...comme quoi, en France, il n'y a pas que les trains, les bibliothèques et Paris qui sont très grands...!
Sami Frey, seul en scène pendant 1H15, dans la peau d'un homme qui raconte son premier et seul amour, et navigue à vue dans une réalité objective autant qu'absurde. Il y a une peu de l'étranger de Camus dans ce personnage. Est-il mort ? Est-il dans un asile ? Il promène sur lui et le monde étroit qu'il a connu le regard solitaire d'un misanthrope obligé. Chassé par sa famille à la mort de son père - dont le visage mortuaire lui "avait fait entrevoir la possibilité d'une esthétique humaine" - il se met en ménage un peu malgré lui avec Lulu, une prostituée, qu'il aime d'un amour qui ne peut être qu'un "exil avec de temps en temps une carte postale du pays". Le texte s'achève sur ces phrases : "Il m'aurait fallu d'autres amours, peut-être. Mais l'amour, cela ne se commande pas."
On rit souvent, on s'interroge. Certaines formules sont un régal : "...aurais-je senti sous mon crâne ses cuisses palpiter comme deux traversins possédés ?" Et on est intrigué par une mise en scène dépouillée à l'extrême où surgit par moment une alarme stridente, associée à un clignotant rouge, comme un rite auquel le personnage doit se soumettre. Peut-être comme le signe inéxorable que la liberté est un concept définitivement utopiste dans ce monde où "l'enfer c'est - forcément - les autres".

Hommage

Ci-dessous, un double hommage. A nos amis, Anne et Gérard, qui fêtaient hier soir leur trente années de vie commune dans les caves de Saint-Germain des Prés (génial) et à l'inspirateur-conspirateur Léo Ferré. J'ai tenté une libre adaptation de cette sublime chanson "La mémoire et la mer" que je soumets, comme toujours, à vos orbites cruelles.
J'y ai respecté le nombre de vers (80) et l'octosyllabisme... à défaut du talent !

Trente ans, tu l’as dans le cœur
Qui te remonte comme un livre ;
Tu vis de ton tendre bonheur,
De ton enfance et tu t’enivres.

Un blog, ça dépend comment
On l’épuise chaque jour de caresses ;
Il pleure ton cathodique écran
Des abîmes écrits et t'en laisse.

Tu es le fantôme Saint-Cloud,
Celui qui vient les soirs fébriles
Nous jeter des phrases en voyou
Et bloguer des images mobiles.

Comme le grill parfait d’un mois d’aout
Où cuisaient des sardines amères ;
Celles dont les chairs se ragoûtent
Avec les doigts et sans manière.


Rappelle-toi ce Panama de mer
Que je portais sans gondole,
Qui s’envolait dans le courant d’air
Par-dessus les bourgeoises carrioles.

Tu en rêvais, vieux, jour et nuit
Avec sa silhouette magique,
Quand il évite les parapluies
Du grésil qui nous panique.

Souviens-toi des soirs de Bréhat,
Le rose des rochers sur l'écume
Depuis la tour aux créneaux ras
Au raz des grèves d’amertume.


Ö parfum des années perdues,
Ö souvenir des solitudes,
Ton enfance dès lors n’est plus
Qu'un regret reclus d’habitudes.

Et ton épouse des soirs conquis
Avec son espiègle frimousse
Et le gratin de spaghettis
Dans le plat géant de couscous.

Reviens parmesan thermidor
Reviens olives des olivades
Régaler le conquistador
Et l’abreuver de rigolades

Ö parfum rare des algues fières
Exaltation des exilés
Quand t'allais nu sous la guêpière,
Ton blog beuglant sans hésiter,

Dans le désordre de ton rut
Froissé des délices coquines
Tu voyais un rêve occiput,
Et moi algue verte, ton spleen.

Le maquillage des impostures
Sur l’écran lisse du computeur
Les mots vains assoiffés d’allure
Comme les cravates des traders.

Dieux cybernétiques, pitié
Pour leur décadentes parures
Quand le doigt glisse sur le clavier
Avec innocence et sans censure.

Et tu voyais se compressant
Comme on pressent une rupture
Entre les lignes traitant du Gland
Et que les images capturent.

Une rhétorique de figurants,
Dans cette nuit jamais étale
D'où surgissent en sinistres mendiants
Des hallucinations brutales.

Cette rumeur qui s’amplifie
Sous le regard des camarades
Ces heures qui nous lient entre amis
Ces mains jouissantes qui paradent

Sur l’ombre du temps qui s’enfuit,
Comme blessé des conquêtes blêmes
Comme le temps qui prend une vie
À consolider ceux qui s’aiment.

Et sous le front tatoué d’orage
S'en vient battre comme une sève
Cette chaleur que l’on partage
Dans cette pièce, aux musiques brèves.

C'est là, sous le pavé la plage
C’est là, la tendresse infinie
De deux êtres qui partagent un rêve
Comme la mémoire et la vie.

samedi 19 décembre 2009

Souvenirs gastronomiques


Ce fut magnifique, l'autre soir, rue Malard.
Une soupe au parmesan exhalant un parfum mystique, un trio de St Jacques dans leur plus simple appareil (juste équipées d'un string de tomate confite), un perdreau aristocratique à la tendresse rare, rehaussé d'un pétale épais de foie gras frais et d'un quartier de coing juste rôti, un duo de ris de veau triomphant des a priori alarmistes, une béatification de pains d'épices ...
Tous ces échantillons de bonheur nous ont permis de supporter les vociférations d'un quatuor de femelles installé à la table voisine.
La petite serveuse brune est toujours à croquer. Il en reste encore quelques morceaux.

vendredi 18 décembre 2009

"Héroïcisation des vertus"


Comment ? Vous ne connaissez pas ce nouveau slogan des temps modernes ? Une invention des conseillers de M. S. ? Un nouveau virus ? Que nenni : il s'agit d'une étape préalable (et néanmoins obligée) dans le processus alambiqué de la béatification. En bref, le dénommé (et regretté ?) Jean-Paul II vient de passer cette étape cruciale. Et on vous bassine avec le sommet de Copenhague ! Le truc extraordinaire c'est qu'il y a des mecs qui bossent sur ce type de job. Des types qui ont trouvé des plaçous d'enfer ! Profession : Heroïcisateur de vertus, et quand je serai grand : béatificateur !
PS : je propose qu'une instruction en "héroïcisation des vertus" soit engagée en faveur des 17 dirigeants d'EADS qui avaient vendu par hasard (un coup de bol ?) un gros paquet d'actions avant que les cours ne s'effondrent, et qui viennent d'être blanchis par une association objective de traders. Je lance un groupe sur FaceBook ?

mercredi 16 décembre 2009

Spleen existentiel


Il y a des soirs où on se demande à quoi ça sert. Tout ça. Dans moins de 50 ans, il est probable que les personnes qui se souviendront de vous se compteront sur les doigts de la main. En étant optimiste. Et dans votre descendance. L'ingratitude que vous témoignez à ceux qui se sont employés, sans faire exprès la plupart du temps, à vous donner une existence, sera partagée par ceux-là même à qui vous avez donné l'illusion d'exister pour une éternité. Car on a toujours un peu cette illusion quand on vit. Notre unicité, notre singularité sont des facteurs de trouble de la lucidité. C'est vrai que le présent n'appartient qu'aux seuls vivants. C'est essentiellement le privilège, à la fois dérisoire et fondamental, qu'ils ont sur les absents. Autrement dit une sorte de luxe. Nous en avons rarement conscience. Mais est-ce bien un luxe pour tout le monde que de vivre ? Vivre étant compris ici dans son acception la plus sommaire ; c'est à dire survivre. Le SDF qui dort ce soir dans le recoin du Conservatoire de musique du 7ème arrondissement, a-t-il conscience de ce "luxe" ? Mais, dans cette pièce, seul mon chat s'en fout ce soir. Et c'est sans doute lui qui a raison.

dimanche 13 décembre 2009

Poètes, vos papiers

Quel bonheur !

samedi 12 décembre 2009

Sauvez-nous de ceux qui veulent changer le monde !

On vomit avec toi Luc (Ferry) !

Flashback

Johnny, les andouillettes, Vasconi, Obama, Claude Parent et le bonus des traders...

- Johnny (votre Johnny national) va très bien ; la preuve : ses médecins l'ont replongé dans le coma. Si jamais ça vous arrive un jour, ne vous inquiétez pas : c'est plutôt bon signe, vous êtes sur la bonne voie (de guérison ? du paradis ?). Un petit coma, et hop, ça repart. Ah que ! Ca peut même durer très longtemps (Sharon : 4 ans !)

- l'autre soir, j'étais à diner dans un petit restaurant du 12ème qui, jadis, proposait une carte honorée de 9 andouillettes AAAAA*, et ne propose plus que des plats d'un amateurisme sympathique qui tentent l'originalité à grands renforts de copeaux de betterave crue ou de pincées de pépins de grenade ; vinrent s'installer à la table mitoyenne, respectant les règles élémentaires de prospect, le critique gastronomique et son compère en charge de l'architecture au "Monde" ; j'ai nommé le truculent Jean-Claude RIBAULT et l'insaisissable Frédéric EDELMANN ; il ne manquait plus qu'Eric FOTTORINO, et nous aurions pu faire in situ le Comité de rédaction de l'inégalable quotidien ; bien entendu, nous devisâmes - non du sexe des anges, puisque c'est une conversation forclose depuis belle lurette - mais de l'architecture, Roger Anger, les PPP, le Balardgone, Claude Vasconi, ...

* pour les ignorants : Association Amicale des Authentiques Amateurs d'Andouillettes
- à ce propos, c'est une triste semaine pour l'architecture : Vasconi, un autre truculent acteur - de la scène architecturale cette fois, mais qui ne dédaignait pas la bonne chair si j'en crois les rumeurs - s'en est allé jeter ses coups de pattes fulgurants, déposer des PC et pousser des coups de gueules auprès d'une clientèle qui dispose enfin d'espaces, d'une certaine hauteur de vue, de tout son temps, d'un budget illimité, et qui ne craint aucun recours : un paradis d'architecte !

- Barack OBAMA qui, bien que très sympathique de mon point de vue, reste l'homme qui est à la tête de l'armée la plus puissante du monde, est allé à Stockholm recevoir son Prix Nobel de la Paix ; je pense que c'est un signe qui illustre assez bien l'esprit de notre société occidentale d'enfants gâtés : on récompense avant l'effort ! (et oui, je deviens vieux !)

- rencontre avec Claude Parent au Pavillon de l'Arsenal, indiplômé d'architecture et d'ingénieur et académicien ; quelques mots échangés sur Anger, Auroville ; une voix chevrotante m'avouant qu'il est un vieux Monsieur maintenant (86 ans), retiré de toutes ces choses (le monde de l'architecture ?), et puis des goujats qui s'intercalent sans excuse entre nous ; quelle chose étrange de se sentir grandir juste au contact d'un grand ! J'apprends qu'une grande exposition sur Claude Parent se prépare pour 2010. "Jusqu'en 1970, ce qui m'a sauvé de l'architecture ambiante, ce sont les artistes. C'est grâce à eux que je suis vivant". Disait-il.

- une bonne nouvelle dans ce marigot : les bonus des traders vont être taxés ! mais j'ai un doute : je me demande si ce n'est pas en fin de compte une bonne nouvelle pour les traders plus que pour nous autres gueux !

- une mauvaise nouvelle pour finir : 2010 sera catastrophique (c'est moi qui vous le dit !)

lundi 7 décembre 2009

Les renards du temple


Le nouveau brûlot de Rudy RICCIOTTI est dans les bacs ! Sa lecture est fortement recommandée à plusieurs titres :
1) Vous y apprendrez que le "Saint-Christophe" était un fromage de Lorraine quand je croyais qu'il s'agissait d'une spécialité de Midi-Pyrénées
2) Il invite à une révision des saints-patrons (mais n'y a-t-il pas erreur de casting ? C'est Ste Rita qui est la patronne des causes désespérées, pas St Christophe !)
3) Il permet de faire le point sur quelques courants philosophiques ou artistiques tels que : le situationisme, le maniérisme, le trotskysme, l'hooliganisme, ou même le fellationisme (qui semble être la spécialité d'une profession...), etc.
4) Il y est possible de croire qu'il existe des agents immobiliers de gauche (Rudy, si tu en vois un : tu m'appelles !)
Bon, j'arrête de déconner.
Pour Ricciotti, les "renards du temple", par analogie aux "Marchands du temple" du Nouveau Testament, sont principalement tous les tartuffes de la norme environnementale, les ayatollahs de la doctrine HQE qui, sous prétexte de développement durable, imposent à l'architecture des règlements supplémentaires qui tirent le monde de la construction vers le bas en terme de qualité.
Evidemment, comme toujours chez l'écrivain-poète-architecte sudiste, tout le monde en prend pour son grade : membres des associations de quartier, bobos, trotskars, promoteurs, financiers, architectes bêlant, faux ingénieurs, plumitifs de l'administration, etc.!
Ricciotti nous tend un miroir...
Pas facile de nous regarder. Mais une bonne purge ça peut guérir !

Mais c'est aussi (et surtout si les âmes sensibles veulent bien passer au-delà du verbe) un livre qui propose des pistes alternatives intéressantes en faveur d'une vie où la valeur travail peut se conjuguer avec raison, plaisir, esthétique, poésie...sous réserve d'une honnêteté intellectuelle non établie, incertaine et combattante.
J'y reviendrai

dimanche 6 décembre 2009

Harcèlement

Ca fait 3 fois en quelques minutes que la sonnerie de mon IPhone m'informe que :
"Alerte SFR info :
(là on se dit que Bayrou s'est peut-être immolé devant les grilles de l'Elysée, que Domenech a déposé sa candidature pour les Régionales au Parti Socialiste, que Polanski a passé avec succès sa 3ème étoile, que l'Abbé Pierre est ressuscité, que Carla est enceinte de triplés, ... un truc important quoi !)...
et bien : NON, on m'annonce :
"Miss Normandie élue Miss France 2010 - cliquez sur le lien (px connex internet mobile)..."
et donc juste pour vous seulement, la photo (volée) de la nouvelle Miss (moulée à la louche évidemment !) :

samedi 5 décembre 2009

J'ai vu des éléphants sur les trottoirs de la ville.
J'ai vu des chandeliers dans les squares de la ville.
J'ai vu des pantins sur les murs de la ville.
J'ai vu des titans dans le ciel de la ville.
J'ai vu des êtres à têtes de chien dans les rues de la ville.

N'avez-vous jamais remarqué la troublante ressemblance entre :

- un pied de marronnier et celui d'un éléphant ?
- les branches dégarnies des platanes et les celles d'un chandelier à mille branches surchargées de cire ?
- le dessin des conduits en brique de cheminées sur le pignon de certains immeubles anciens et la silhouette d'un pantin ?
- certaines combinaisons de nuages et des combats de titans ?
- la tête d'un propriétaire de chien et celle de son animal de compagnie ?