jeudi 16 juillet 2026

Hommage à plusieurs femmes engagées dans la Guerre d’Espagne aux destins tragiques

Tina MODOTTI est née en Italie, dans la région du Frioul-Vénétie Julienne, en 1896. Elle fut mannequin, actrice, photographe avant d’être une militante révolutionnaire, s’engageant contre le fascisme en travaillant pour le Secours Rouge International (SRI). En 1928, alors qu’elle vit au Mexique avec Julio Antonio Mella, un réfugié cubain, celui-ci est abattu, à ses côtés, en pleine rue. Dès 1936, elle est à Madrid pour soutenir la lutte des républicains et s’occuper de l’évacuation des orphelins vers le Mexique ou l’URSS. En 1939, alors que les troupes franquistes victorieuses entrent dans Madrid, elle parvient à fuir à Paris. Elle part aux États-Unis avec un faux passeport espagnol. Elle est refoulée au Mexique où elle retrouve un groupe d’intellectuels comme Pablo Neruda ou l’architecte du Bauhaus Hannes Meyer. Elle meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 45 ans après un dîner chez Meyer.
Matilde LANDA est née dans la province de Badajoz (Espagne) en 1904. Elle entre au Parti communiste et se met au service du SRI durant la guerre d’Espagne. Arrêtée par les franquistes en 1939, elle est emprisonnée dans des conditions terribles. Condamnée à mort, elle se suicide par defenestration en septembre 42.
Les TREIZE ROSES. C’est le nom donné à un groupe de 13 jeunes femmes espagnoles résistantes, âgées de 18 à 29 ans, fusillées le 5 août 1939 par les troupes franquistes après un procès sommaire et inique.

samedi 4 juillet 2026

Le Prytanée national militaire fait parler de lui

Ce matin, un article dans « Le Monde » dénonçant le fait qu’au Prytanée, on n’admettait pas en classes préparatoires des élèves issus d’établissements hors contrat, ce qui constituerait un fait de « discrimination ». Mais ce qui m’a davantage intéressé, c’est un passage d’un rapport récent de la Cour des comptes citant des « comportements et propos sexistes, racistes ou discriminatoires », ou encore la « participation à un chahut particulièrement violent à l’égard du personnel encadrant ». De mon expérience personnelle au « Bahut » (6 années, de la 4eme à la Maths sup), je confirme qu’à mon époque il existait déjà des « comportements et propos sexistes », mais en revanche, pas racistes ni discriminatoires. Ce qui existait en revanche, c’est bien des chahuts particulièrement violents à l’égard du personnel encadrant - les enseignants et les appelés qui nous encadraient. Il nous est arrivé de « juger » des profs. Je me souviens d’un prof de philo (un jeune qui faisait son service militaire) qu’on avait séquestré dans une classe transformée en tribunal. Alors que nous étions en 4eme ou en 3eme, notre professeur d’histoire, surnommé « Le Baveux », était pratiquement aveugle. Il faisait son cours à haute voix en se promenant dans les rangs. Les élèves déchargeaient l’encre de leurs stylos sur son pantalon de costume, à chacun de ses passages, ou lançaient des boules de papier juste devant lui, à hauteur de ses yeux, si bien que le pauvre homme percevant que quelque chose venait de lui passer sous le nez, agitait la tête dans tous les sens ; inutile de dire que ces agissements nous faisaient rire comme des tordus. Une autre fois, c’était un pétard qu’on faisait exploser en classe de français, qui provoquait la frayeur du prof affublé, du fait de sa maigreur, du surnom de « L’Os » ; d’ailleurs un os était souvent dessiné à la craie sur le tableau juste avant son cours. Un appelé du contingent avait eu le malheur d’arriver pour nous garder à l’étude du soir avec la joue enflée. A partir de cette date, dès que nous l’apercevions, nous entamions en chœur le refrain « voilà la Chique, voilà la Chique, … ». Nous étions en somme de sales petits cons, mais pas racistes ni discriminants.

mercredi 1 juillet 2026

Encore des chiffres !

Pioché dans le livre d´Audrey Millet, docteure en histoire économique et sociale, sciences et techniques, "Bernard Arnault, son univers impitoyable", l´Etat aurait financé 65% de la construction de la Fondation Louis Vuitton du Bois de Boulogne, soit un peu plus de 500 M€. L´Etat, c'est à dire l'ensemble des contribuables ; en d'autres termes : vous et moi.