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vendredi 24 juillet 2026

Bivouac TikTok

Je découvre ce matin un article évoquant l’engouement pour le bivouac. Il est probable que je me serais abstenu de sa lecture si, quelques jours plus tôt, des jeunes personnes ne m’avaient pas relaté leur passion toute neuve pour le camping néo-sauvage. J’apprends qu’il s’agit d’une quasi frénésie. Et que je me bouscule à présent sur les chemins de rando et que je m’entasse sur les aires de bivouac ! D’où provient cette fièvre juvénile pour les nuits à la belle étoile ? La recherche d’un tutoiement avec les mystères de l’espace sidéral ? Un besoin quasi mystique de retrouver un lien avec la nature ? La déconnexion des artefacts de la société de consommation (pour mieux s’y livrer au retour) ? Pas certain qu’il faille chercher des raisons d’ordre philosophique. Quelques lignes plus loin, l’article me révèle que les réseaux sociaux - TikTok et autres Insta - ne seraient pas étrangers à cet appétit de sensations bivouaquiennes. « J’ai fait » un bivouac vient ainsi après le « j’ai fait » Compostelle, « fait » un marathon, « fait » les Seychelles, etc. Comme si, dans les temps présents, chacun avait une « to do list » (la même pour tous) et qu’il fallait cocher toutes les cases en prenant bien soin de poster des selfies attestant de l’authenticité de l’exploit. le Loto revisité, en quelque sorte. Je me dis que les sociologues d’aujourd’hui sont des chanceux : ils disposent d’un champ d’exploration infini de la psychologie humaine. J’attends le retour de spectacles dignes de « On achève bien les chevaux » qui cartonneraient et feraient des « millions de vues » sur TikTok ou Insta. On vit une époque formidable !

jeudi 23 juillet 2026

Je fonde, je défiscalise

On dit que l’état n’a plus d’argent et, en particulier pour la culture et vive les mécènes ! Mais 2 lois, une de 2003 (loi Aillagon sur le mécénat et les fondations) et une autre de 2002 (l’acquisition par l’Etat de biens classés « trésor national »), permettent aux généreux donateurs de faire croire qu’ils ont donné 100 quand, pour la première ils n’ont donné que 40 et que, pour la seconde, ce n’est plus que 10. Vous me direz : vaut mieux qu’ils donnent, même que 40 et même que 10 plutôt que de planquer tout leur fric aux Îles caïmans. Certes. Mais encore. Imaginons que ces gusses soient parfaitement honnêtes et soucieux de solidarité (rêvons !). Ils n’investissent pas dans des œuvres d’art ou des mécénats, mais ils paient légalement leurs impôts comme des pioupious de base (vous, moi). Lesdits prélèvements fiscaux (un gros mot) devraient (sauf détournement) arriver dans les caisses de l’état qui s’en montrerait moins fort dépourvu et pourrait (sauf gabegie et médiocrité) investir dans l’art et la culture. CQFD ?

Le poulet dans tous ses états

Peaufiner sa musculature, courir un marathon, semblent aujourd’hui à la portée de tout instagrameur compulsif ou non ; la condition sine qua non pour avoir la « condition » : se gaver de protéines. Et quel produit présente, semble-t-il, le meilleur RSI (Retour Sur Investissement) ? Le poulet ! Entendu à la radio dans une émission sur le thème de la malbouffe évoquant, entre autres, les poulets élevés en batterie dans des fermes concentrationnaires abritant des millions de volatiles dont l’espérance de vie (peut-on parler de vie ?) n’est que de quelques jours, un adepte des salles de musculation qui vantait les mérites du gavage de poulet (son gavage à lui) sans lequel il ne pourrait pas, à un coût modéré, perfectionner le galbe de ses biceps. Cette question d’acquisition de masse musculaire était à l’évidence une priorité pour lui ; quelles que soient les conditions d’exploitation de sa matière première, le type paraissait capable de lancer une pétition pour dénoncer les « khmers verts » susceptibles de le priver de son carburant vital. Autre anecdote. Échangé à l’occasion d’un repas familial avec une jeune personne qui s’est donnée comme « challenge » de faire un marathon, cette question des protéines et la nécessité pour elle de consommer de la viande rouge. Moi, naïvement, je me permets d’évoquer les nuisances dues à la surconsommation de viande et la contribution des émanations flatulesques des bovins au dérèglement climatique, et de terminer par un « courir ou la planète, il faut choisir » qui clôt (évidemment) la conversation. Je suis loin d’être exemplaire sur le plan écologique et il est probable que mon empreinte carbone soit aux environs (sinon légèrement supérieure) aux 9 tonnes annuelles de CO2 du citoyen français moyen. Je rappelle qu’il faudrait (tout du moins si on en croit des scientifiques sérieux) parvenir à une empreinte carbone voisine de 2 tonnes par individu pour éviter de se retrouver dans quelques années dans un environnement totalement détraqué. La question que je me pose, alors que des milliers d’hectares de forêts sont déjà partis en fumée dans l’hexagone et que sur le continent américain qui voit toujours plus en grand, les ordres de grandeur sont plutôt des millions, alors que les ressources en eau imposent un peu partout des restrictions d’usage, alors que les effets de la canicule ont été éprouvants sinon terribles pour un grand nombre d’européens, la question que je me pose : quand aura lieu cette « bascule » qui fera qu’une majorité s’engagera en faveur de mesures visant à protéger le vivant ? Si je suis optimiste, je me dis qu’une succession de catastrophes touchant au portefeuilles des nantis engagera cette bascule. Si je suis pessimiste, je me dis que, même si nous (privilégiés) faisons des efforts, la masse de ceux qui vivent depuis des siècles dans la domination et la pauvreté et dont l’un des objectifs majeurs est d’atteindre à une certaine aisance, que tous ces gens vont doubler, tripler (ou davantage) leur consommation et vont contribuer, avec une certaine légitimité, au naufrage général. On a parlé du poulet aujourd’hui, mais je ne vous parle pas de l’IA et des data-centers…

jeudi 6 décembre 2018

Gilets jaunes, idées noires

Je m'interroge sur ce mouvement des "gilets jaunes" (qui ne s'interrogerait pas ?). Le discréditer sous prétexte qu'il est cacophonique sur le plan des revendications et qu'il échappe à toute rationalisation apparente, serait un peu court. Ce serait aussi le juger exclusivement sur ses débordements ; lesquels sont fatals et inévitables. L'histoire a-telle-connu des révoltes sans excès incontrôlés aux conséquences terribles ? Nous ne sommes pas meilleurs que nos ancêtres.
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Me revient à l'esprit cette parole d'un adolescent mal dans sa peau, en délicatesse avec le système scolaire : "Ce que je hais le plus, c'est les intellos", disait-il.
Ne sommes-nous pas aujourd'hui dans une société dont une frange non négligeable partage cette opinion ? Pour quelles raisons ? Parce que les "intellos" se sont arrogés trop longtemps le loisir de juger, de gouverner, au prétexte qu'ils détenaient une certaine légitimité liée à leur degré d'instruction ? Parce qu'il se sont octroyer le pouvoir de gouverner, de s'installer dans le confort des certitudes d'une raison qu'ils ont fabriquée eux-mêmes ? Parce que certains ont démontré, alors qu'ils auraient du être exemplaires, qu'ils fautaient quasi impunément ? Parce que certains ont instauré le mensonge comme une nécessité de gouvernance ? Parce qu'au final, ils se sont - et leurs idées avec - totalement discrédités ? L'exigence a déserté les couloirs des lieux de pouvoir. Les valeurs humanistes héritées des grecs, revisités par la Renaissance et des époques comme le Front Populaire ont fait long feu parce que la cupidité a pris le dessus et que l'Histoire s'est essoufflée après toutes ses tentatives d'utopies.
Il y a aujourd'hui une défaite de la Raison au profit d'un obscurantisme nourri de l'instantanéité, de l'approximatif, du cynisme et de l'individualisme.
Le tunnel est sombre et la sortie du tunnel n'est pas (encore) visible. Les flambeaux des "intellos" se sont éteints.

Lettre à Emmanuel Macron (5 mai 2017)

Ci-dessous une lettre à Emmanuel Macron postée sur Facebook le 5 mai 2017.
Je me suis juste trompé de quelques années quant à la date de la révolte.


« Cher Emmanuel Macron,


Je n'ai pas voté pour vous au premier tour car j'ai considéré qu'un autre candidat était porteur d'un projet pour la France plus à-même de relever les défis qui seront les vôtres si demain, comme je le souhaite à présent, vous êtes investi de la lourde charge de conduire notre pays.

Quels sont ces défis ? Vous les connaissez parfaitement, mais nous n’avons peut-être pas la même hiérarchisation des priorités.

En premier lieu l'écologie : la politique a pour vocation d'agir sur l’avenir, mais que vaudront nos stratégies si nous détruisons la vie sur notre planète à un horizon possible de la fin du 21e siècle ?

En second lieu les conflits, qu'ils soient de nature politique, économique ou religieuse : la France n'est ni une terre isolée ni une forteresse, et il est vain d'imaginer que nous pouvons sans risque extrême fermer les yeux et nous boucher les oreilles sur les victimes des luttes, quelles que soient leurs origines.

Rappel (il y a un peu plus de deux ans)


Ci-dessous 2 posts, l'un extrait du journal "Le Monde" datant de mai 2016, c'est-à-dire 6 mois avant l'élection de Trump, alertait sur le tragique du personnage.
L'autre d'avril 2016, sous le titre "Paris est une fête", relatait le dérisoire de l'inauguration d'un immeuble parisien refait à neuf pour y abriter des GAFA(s).

Les républicains condamnés à Donald Trump

Extraits de l'éditorial du Monde daté du vendredi 6 mai 2016.
Donald Trump a été porté par les nouveaux médias : réseaux sociaux et chaînes d'information en continu. Son humour, sa vulgarité, son refus de tous les codes du "politiquement correct" - attaques contre les femmes, les minorités raciales et autres, défense de la torture - y font fureur. Le style Trump a signé une campagne de dénonciation continue des élites dont les réseaux sociaux ont formé le véhicule médiatique idéal. En ce sens, Trump est un candidat "moderne", de son temps, celui du triomphe de l'info-spectacle. L'essentiel est, d'abord, de ne pas "faire ennuyeux". (...) "Le Donald" est un "commercial" : il vend de l'illusion, du rêve, de la nostalgie, du fantasme en paillettes façon dorures de machine à sous. En politique, on sait que ce n'est pas seulement dangereux. Cela peut tourner au tragique."

Paris est une fête.

Il paraît que le monde en général, et la France en particulier, est en crise. Nous avons plus de 10 millions de chômeurs, un pourcentage croissant de la population vit dans une très grande précarité quand un autre pourcentage - celui des plus riches - affiche une santé indécente (les vases communicants ?).
Pourtant, ce jeudi soir, l'inauguration somptueuse de cette réhabilitation d'un ensemble immobilier en plein cœur de Paris, ne laissait pas deviner cette situation de crise. Nous étions un millier, paraît-il, à profiter du champagne à volonté, des barbes-à-papa au foie gras, des tartares de saumon, dorade ou autre bar préparés à la minute, des plateaux de petits fours salés d'une sophistication extrême qui se faufilaient au travers de la foule, guidés par une armée de serveurs en livrées aux armes d'un traiteur réputé. Tumulte, luxe et plaisirs effrénés.
J'y retrouvai des têtes connues et des parfums oubliés. Une dame au visage tuméfié par les interventions chirurgicales à répétition m'était présentée par une jeune femme moins torturée qui se fourvoyait avec une insouciance coupable dans la transaction immobilière de surfaces de bureaux inférieures à 2000 m2, mais exclusivement en "Première couronne", devait-elle préciser. Un couple d'architectes déjantés, mais sympathiques, m'encourageaient dans mes activités paranormales d'écriture. Un promoteur endimanché dont la bouche imite à la perfection celle du canard de barbarie, refusait avec une moue dédaigneuse les assauts des petits-fours afin de préserver une silhouette qu'on imaginait obligée de se produire cet été sur une plage familiale des rivages de l'Atlantique. Un homme politique déambulait, d'un pas mal assuré, la bouche gavée de saumon fumé.

lundi 12 novembre 2018

62 ans : la fleur de l'âge ! Merci Monsieur Francis Joyon !


À 62 ans et pour sa 7e participation, Francis Joyon a remporté pour la première fois la prestigieuse Route du Rhum. Photo Loic VENANCE / AFP
Francis Joyon, vainqueur de la Route du Rhum 2018
Merveilleuse année 56 ! Comme quoi à 62 piges on reste encore compétitif ! Bon ça fait du bien : on pensait qu'il n'y en avait plus que pour les moins de 40 balais vu les recrutements à l'Elysée, la start-up nation, et tout le tremblement. Il serait utile que l'on comprenne qu'il existe un talent que seul l'age permet d'améliorer si les dispositions existent : l'art de prendre du recul, le contraire de l'impulsivité et du show-off, de l'approximatif et du zapping.
Surtout pas de querelle des anciens et des modernes, mais une collaboration pleine de sens : peut-être une façon de mieux vivre, en nous et autour de nous.

dimanche 21 octobre 2018

Halte au pillage fiscal !

Le CumEx, ce nouveau scandale de détournement  de 55 milliards d'impôts au détriment de plusieurs pays européens illustre une nouvelle fois la rapacité et le cynisme du système financier.
Mais un autre dispositif, "légal" celui-là, le "div-arb", permet de soustraire de l'ordre de 100 milliards de dollars chaque année au fisc. Pour la France, la somme est de 3 milliards d'Euros sur l'année ; à comparer au 4 milliards sur 4 ans du plan pauvreté et d'accompagnement vers l'emploi !
Résultat de recherche d'images pour "evasion fiscale"Bon, si on ajoute le montant de la fraude fiscale (en hausse) qui atteint la coquette somme de 100 milliards d'euros, difficile de nous dire : "il n'y a plus d'argent !"

lundi 15 octobre 2018

La malédiction de la finance. La Finance m'a tuer !

Nicholas Shaxson et Andrew Baker ne sont pas de dangereux anticapitalistes. Mais ils viennent de publier, respectivement, le premier un petit ouvrage, "The Finance Curse. How Global Finance is Making Us All Poorer", et le second une étude chiffrée sur les dégâts de l'excès de finance aux Royaume-Uni.




Résultat de recherche d'images pour "fric"En bref quelques éléments :
- En 10 ans, de 1995 à 2015, le Royaune-Uni aurait perdu de l'ordre de  4.500 milliards de £ (dont 1.800 liés  la crise de 2008) soit 2 ans de PIB, ce qui correspond à près de 200.000 € par foyer ; aux Etats-Unis, c'est 1 an de PIB (23.000 milliards de dollars) qui a été perdu sur la même période
- Au Royaune-Uni, pays où la finance pèse 6,5% de l'économie (seuls le Luxembourg et la Suisse font "mieux" et en France on est à 4%), seuls 3,5% des prêts vont vers l'industrie.

Les raisons principales :
- un "brain drain" des meilleurs talents : les ingénieurs qui devraient concevoir des avions ou des produits à haute technologie se dirigent vers la finance ; en France, on n'est guère meilleurs : l'un des meilleurs masters de finance est logé à l'Ecole des Ponts et Chaussées ! (on se croirait le 1er avril !),
- perte de compétences des autres secteurs car la finance capte tout,
- plus les flux financiers sont importants plus ils se dirigent vers des activités non productives (immobiliers, actifs financiers),
- renchérissement du coût de la vie, notamment dans des villes comme Londres, repoussant dans les lointaines banlieues infirmières et enseignants.
A lire plus en détail à lire ici

vendredi 28 septembre 2018

De Palladio au pet vaginal


Voici un exemple de "sérendipité internet". Alors que je relis pour corrections un texte dans lequel un titre fait référence à une citation de Palladio (un peu "plate" comme disent nos amis canadiens), "se débarrasser des embarras", pour signifier que dans un appartement on a prévu des placards de rangements (!?), et que mon insatiable curiosité pour Palladio me conduit à rechercher d'où est extraite cette citation, Google me conduit directement vers le site "Comment supprimer l'embarras du pet vaginal ?". Je ne plaisante pas : faites le test. 
Bon, ce post n'est pas pour se moquer de ce petit désagrément féminin contre lequel Nina (c'est l'animatrice du site) propose quelques remèdes, mais cette collision entre l'austère Palladio et l'amusant pet vaginal est, comment dire, (d)étonnante ? 

dimanche 16 septembre 2018

Journal de bord 15 septembre 2018. Coyote : une incivilité banalisée



Petite rappel : cette rubrique "Journal de bord" aurait pu s'appeler "humeurs" ou "je ne vais pas encore me faire que des amis". Elle revient sur un thème échangé lors d'une discussion ou suite à une intervention vis-à-vis de laquelle j'émets quelques ... humeurs.
La dernière en date datait du 1er janvier de cette année. Vous voyez que j'ai peu "d'humeurs" ou que je les cache bien, ou encore (plus vraisemblable) que je ne prends pas le temps de les coucher sur la feuille électronique.


Résultat de recherche d'images pour "coyote"Mon propos du jour est de parler des "Coyotes". Non pas de ce "charmant" animal proche du loup qui chasse en meutes, mais de ce dispositif embarqué dans sa voiture qui coûte entre 200 et 400€ + 12€/mois, et qui doit vous permettre de rejoindre "la meilleure communauté d'automobilistes d'Europe" (sic) comme on peut le lire, en titre ,sur la page d'accueil du site.
A quoi servent les systèmes détecteur de radars sinon à éviter à leurs heureux propriétaires de se faire prendre en excès de vitesse ? Les partisans du Coyote plaident une conduite plus sûre :
- ils ralentissent quand l'aboiement détestable retentit dans l'habitacle ;
- ils ont moins d'occasions d'être divertis par l'obligation qu'ils auraient autrement de regarder "sans cesse" leur compteur de vitesse (ben oui, gros bêta (comme dirait Manu) : tout le monde sait que les limitations de vitesse "ça change tout le temps", et que si on devait les respecter (sans le Coyote), on aurait le pif collé au compteur, et alors là, bonjour les accidents !).
Faudrait pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes ou les oiseaux du Bon Dieu pour des canards sauvages, comme dirait l'autre (et Audiard en particulier) !
Non, les détecteurs de radar (parce que on ne parle que du Coyote, mais il existe d'autres systèmes) servent exclusivement aux petits malins (plutôt fortunés) :
- qui conduisent parfaitement bien (et surtout à grande vitesse),
- qui n'ont pas besoin qu'on leur rappel le code de la route ("et quoi ? On est en démocratie, non ? On est responsable ou quoi ?),
- qui sont (beaucoup) plus pressés que les autres car il s'agit de personnages très importants (mais si, on vous le dit !)
aux petits malins donc, pour leur éviter amendes et retraits de permis (dispositions dont on se demande encore pourquoi elles ont été inventées sinon pour tondre un peu plus le contribuable).
Il faut le dire tout net : ces systèmes sont des encouragements à l'incivilité. Et pas des petites comme celles contre lesquelles tentent de lutter des campagnes d'affichage exposées dans les transports en commun. Aïe, justement, des lieux peu fréquentés et peu fréquentable pour le coyoteur (qui n'est jamais de base).


mardi 28 août 2018

Démission de Nicolas Hulot : on pourrait dire "enfin !" et on va dire "chapeau Monsieur Hulot !"

Bon, je vais faire assez facile en reproduisant l'article du Monde, mais je vais dire que je suis TOTALEMENT en phase avec les déclarations de ce Monsieur.

Résultat de recherche d'images pour "nicolas hulot"

Nicolas Hulot, invité de France Inter, mardi 28 août, a pris tout le monde de court, y compris Emmanuel Macron, en annonçant sa démission. Voici les principaux -extraits de son intervention.

Je ne comprends pas que nous assistions à la gestation d'une tragédie bien annoncée dans une forme d'indifférence. La planète est en train de devenir une étuve, nos ressources naturelles s'épuisent, la biodiversité fond comme neige au soleil. Et on s'évertue à réanimer un modèle économique qui est la cause de tous ces désordres. Je ne comprends pas, comment, après la conférence de Paris, après un diagnostic imparable, ce sujet est toujours relégué dans les dernières priorités. Contrairement à ce que l'on dit, la France fait beaucoup plus que beaucoup de pays. Mais, la pression du court terme sur le premier ministre est si forte qu'elle préempte les enjeux de moyen et long termes. Je demeure dans ce gouvernement tout seul à la manœuvre.
Le premier ministre, le président, ont été pendant ces quatorze mois à mon égard d'une affection, d'une loyauté et d'une fidélité absolues. Mais au quotidien, qui ai-je pour me défendre ? Ai-je une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité ? Ai-je une formation politique ? Est-ce que les grandes formations politiques et l'opposition sont capables de se hisser au-dessus de la mêlée pour s'entendre sur l'essentiel ? Alors nous faisons des petits pas.
Avons-nous commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ? Non. Avons-nous commencé à réduire l'utilisation des pesticides ? Non. Ou à enrayer l'érosion de la biodiversité ? Non.
Je vais prendre la décision la plus difficile de ma vie. Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l'illusion que ma présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeux. Et donc, je prends la décision de quitter le gouvernement. Aujourd'hui.

dimanche 15 juillet 2018

Des géants du pétrole 

livrent 

de l’essence toxique 

à l’Afrique de l’Ouest

Selon un rapport des Pays-Bas, les tradeurs exportent vers le continent africain des hydrocarbures mélangés à des substances chimiques dangereuses pour la santé.

LE MONDE 
https://www.publiceye.ch/fileadmin/files/documents/Rohstoffe/DB-2014-BigSpendersFinal_F.PDF

Les carburants sont vendus sur le marché noir à Lagos (Nigeria), en avril 2016.Lors d’un voyage au Burkina et au Mali en 2000, nous avions été consternés par la pollution de l’atmosphère aux environs de Ouagadougou. 20 ans plus tôt nous n’avions jamais constaté pareil phénomène. A plusieurs km de la capitale l’air était à peine respirable. Il était 4 ou 5h de l’après-midi et on avait l’impression que c’était déjà le soir. On nous a raconté que c’était le mélange que les burkinabé mettaient dans leurs mobylettes 2 temps, avec un % d’huile important pour palier aux inconvénients de la chaleur (PV=nRT probablement ?). Mais la lecture de cet article donne un nouvel éclairage à cette tragédie dont nous avons pu constater nous-mêmes les dégâts.
Et si vous allez vous promener sur le web pour en savoir davantage sur les criminels responsables de cette contamination à grande échelle vous découvrez qu’il s’agit de traders milliardaires aux amitiés très haut placées - mais aussi plus que douteuses - et aux comptes en banque planqués dans des paradis fiscaux. Si tout ce qui est écrit est vrai - et même si seulement 1/10eme était vrai -la livraison de ce pétrole « africain » est un scandale absolu, un de plus livré au grand jour (mais combien encore restent dans l’ombre ?), de cette ingénierie du crime qu’est le trading spéculatif (pléonasme ?).
Et ce qui est terrible c’est que cette activité nocive détourne des jeunes cerveaux issus des filières les plus sélectives. Mais qu’ont-ils dans la tête en réalité ces pseudo-élites ? Pourquoi sont-elles à ce point fascinées par de tels postes ? « Nous sommes au cœur des événements, dans l’instant », m’a avoué l’un d’entre eux. « Il n’y a pas un autre métier qui puisse donner autant de stress et cette impression de toucher à autant de domaines différents. N’importe quoi qui se passe dans le monde et vous êtes impactés immédiatement, et votre réaction a des conséquences qui peuvent faire gagner ou perdre beaucoup d’argent. Il n’y a pas à penser, il faut réagir dans l’instant », avait-il poursuivi avec enthousiasme. Sentiment d’exister, adrénaline de salle des marchés, instantanéité, ivresse des sommes d’argent en jeu, aveuglement ou désintérêt pour les conséquences de leurs actes : on pense aux ingrédients d’un jeu vidéo. La vie réelle et la vie virtuelle qui se confondent. Mais qu’apporte la première d’excitant aujourd’hui ? Quelle utopie en un temps où ont été déclarées forcloses toutes les utopies par ceux-là même qui en ont testé plusieurs et verrouillent à présent les manettes de la pensée ? La seule qui mériterait un engagement est liée à l’ecologie car c’est la seule encore non testée et dont les conséquences sont incalculables pour un possible bonheur de l’humanité. C’est la seule révolution pacifiste que l’on peut entrevoir. Le vocabulaire est évidemment à l’opposé du trading : solidarité, frugalité, attention, long terme, partage, conscience.

mercredi 20 juin 2018

Le choc des temporalités (Work in progress)

Notre monde est comme submergé par une temporalité caractérisée par l'accélération, l'instantanéité, les cycles courts et la financiarisation.
Les domaines d'activité dominants s'inscrivent totalement dans cette dynamique même s'ils se ménagent, tout en les contrôlant parfaitement, des "plages de mi-carême" au cours desquelles ils s'offrent le luxe supplémentaire d'adopter une temporalité opposée (Club Med, Croisières, Resorts de luxe, ...).
Qu'en est-il des acteurs auxquels cette temporalité s'impose pour des raisons de marché et dont le champ d'intervention nécessite un rythme lent, une inscription dans la durée, une économie non spéculative, et une créativité personnelle ? L'architecture est l'un de ces champs d'intervention. Pourra-t-elle encore longtemps échapper à la contamination générale, elle qui dépend directement de commanditaires majoritairement animés par cette temporalité de la vitesse ? Et si elle devait s'y confondre, quelles conséquences ? Enfin, si elle résistait, que deviendrait son terrain de résistance ?

Le grand paradoxe

Retour 9 ans en arrière pour ce post du dimanche 28 juin 2009.

C'est fou commet on a évolué !

Le grand paradoxe

Lu dans Le monde daté des 28 et 29 juin, la chronique d'Hervé Kempf qui dit en substance que, face à l'obligation qui va s'imposer à nous (peuples des pays riches) de réduire "drastiquement" notre train de vie sous peine d'emmener la planète (et nous avec*, on l'oublie !) à sa perte, nous pourrions bien prendre modèle sur les peuples pauvres d'Afrique, rompus à l'exercice de l'indigence et de la frugalité. Peuples qui possèderaient, par une habitude forcée, une capacité de "résilience" plus forte aux "tourments à venir" que les "sociétés riches". Car, ajoute l'auteur, "Pour y parvenir (ceux du Nord), ils doivent se déconditionner, se désaliéner de l'idéologie consommatoire, selon laquelle plus est mieux." Et d'ajouter : "Le débat ici n'est pas que la simplicité soit subie ou choisie ; l'important est qu'elle forme le fond de sa vie et de sa culture (à l'Occident)."
Bon, quand est-ce qu'on y retourne au Mali ?
* même les pilotes de 4x4 !

samedi 7 avril 2018

"Nobel de littérature : l’Académie suédoise touchée par des démissions en série

Après la révélation d’agressions sexuelles et de favoritisme au sein de l’institution chargée de l’attribution du prix, trois de ses membres ont démissionné."

Je comprends maintenant pourquoi le Prix a été attribué à Bob Dylan et non à Léonard Cohen !


lundi 5 février 2018

Les excès de la finance ou l'art de la prédation légalisée

Avec Pierre Rabhi en couverture, cet essai, qui se fonde sur un grand nombre d'entretiens avec des personnalités majoritairement acquises au slogan du titre, a été écrit en réalité par une journaliste, Juliette Duquesne. Peu importe, car l'ouvrage est plutôt bien écrit et documenté, mais on ne peut s'empêcher d'imaginer qu'un certain nombre de fans de Rabhi se seront laissés prendre par le marketing éditorial.


Résultat de recherche d'images pour "Les excès de la finance ou l'art de la prédation légalisée"Résultat de recherche d'images pour "juliette duquesne"L'auteure pointe du doigt la financiarisation de la société, la main-mise des grandes banques sur nos vies, la fraude et l'évasion fiscale scélérates (entre 60 et 80 milliards d'euros par an en France, soit de l'ordre de 20% des recettes fiscales), la folie des marchés financiers qui n’agissent, à la nano-seconde près, que sur du virtuel spéculatif, le trading alimentaire, le détournement des élites - et en particulier les petits génies des mathématiques - vers ce système qui participe à l’enrichissement des déjà très riches au détriment des pauvres encore plus pauvres, et qui conduit l'humanité, par la prédation des ressources terrestres, vers sa ruine, etc. Nous connaissons peu ou prou tous ces avatars d'une société ultra-libérale qu'une fascination imbécile pour l'argent entretient. Mais l'intérêt de ce petit livre (170 pages) est la clarté de son propos, même quand il touche à des mécanismes financiers complexes (la complexité comme dispositif d'opacité des faits !), aux témoignages précis et argumentés d'engagés de la première heure ou de "repentis" contre cette dérive mortifère, aux propositions simples que chacun d'entre nous peut prendre contre un système qui ne vit que par nos subsides : par exemple, placer son argent dans des banques de l'économie sociale et solidaire, faire le choix d'un fournisseur de service énergétique qui privilégie le renouvelable. Par ailleurs, il établit parfaitement le lien entre financiarisation excessive et catastrophe environnementale.
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, il ne s'agit pas d'un document à charge contre la finance en général ; de même il reconnait que les politiques des pays ont engagé un certain nombre de dispositions pour limiter ce fléau (travail sur les paradis fiscaux en particulier), mais on s'interroge encore sur le pourquoi du report de la taxe Tobin par le gouvernement Macron-François ...


jeudi 9 novembre 2017

C'est bon de se retourner. On sait jamais : on peut être suivi !

Il y a 8 ans (déjà) je commettais cet abus.


 dimanche 8 novembre 2009


Sondage extraordinaire


Le samedi, nous révèle un récent sondage d'IPOS paru dans le JPD du week-end, est traditionnellement réservé chez 90% de nos compatriotes au sport, au bricolage ou bien aux courses en supermarché.
Le sondage avait pour objet de s'intéresser à ce à quoi peut s'occuper les 10% des français qui, le samedi, ne poussent pas leur caddie en survêtement, avec une trousse à outils dans la main, entre les gondoles d'une grande surface. Et là, on apprend des choses extraordinaires.
1) Une courte majorité fait l'amour (52%) - ou tente de s'y employer - avec un ou une partenaire légitime ou, mieux et plus téméraire, prétexte un impératif nettoyage de leur voiture voire une vidange - "mais chéri, tu l'as déjà lavé il y a deux jours !", "oui, mais, chérie, je n'ai pas fait l'intérieur !" -, pour aller se vautrer dans la fornication
2) Près d'un quart (23%) joue à la "Gameboy" (ou équivalent), et ce, plus de 5 heures dans la journée ; le sondage nous précise utilement qu'il s'agit d'une population à prédominance masculine, qui ne rechigne pas à regarder un match de football jusqu'au coup de sifflet final, une bière dans la main gauche et l'autre main dans le pantalon, et qui a voté majoritairement pour Mr. Sarkozy au dernières élections présidentielles (pire : serait prête à recommencer !)
3) 17% (c'est fou !) vont, une ou plusieurs fois dans la journée, sur les ponts qui enjambent les autoroutes pour compter les voitures qui passent, en faisant "coucou" aux automobilistes ; le sondage nous enseigne que certains - heureusement une minorité - par dépit de ne pas recevoir de réponses en retour, s'emploient à déposer sur la chaussée des rails de train ou des blocs de béton de plusieurs tonnes, ce qui leur prend un certain temps et déborde fréquemment sur leurs activités du dimanche
4) 5% s'adonnent à la lecture - et encore, quelques uns (85%) ne jurent que par Marc Levy et Frédéric Musso (ces derniers pourraient assez logiquement être classés avec les intoxiqués de la "Gameboy")
5) Un nombre très réduit de nos concitoyens (0,5%) se tape une tête de veau sauce gribiche légèrement tiède arrosée d'un Sancerre amical, voire d'un Saint-Joseph (le sondage est assez intéressant sur ce point car il constate que la France est une fois de plus divisée entre les partisans d'un vin de Loire avec la sauce Gribiche, et ceux qui ne jurent que par les Côtes du Rhône ; c'est un sujet qui fera débat et sera vraisemblablement tranché à l'issue de la consultation sur l'identité nationale ; merci Mr Besson)
6) 2,5% "ne sait pas" ou "refuse" de répondre à ce sondage faisant référence à un texte de Bourdieu paru en 1972 sur la question des sondages (des vrais têtes de lard !)
7) Enfin, 3 sondés prétendent faire l'amour tout en se tapant une tête de veau sauce gribiche, et ce, assez régulièrement ; ils pensent même monter un club !

Conclusion : si vous avez été intéressés par ce sondage, c'est que vous êtes vraiment des amis sincères ; ou bien, il est probable que vous faites partie de la minorité de personnes qui prennent le temps de glander et qui, étrangement, est passée sous silence dans ce sondage national réalisée auprès d'un échantillon de 980 personnes supposées saines d'esprit, entre le 3 et le 7 octobre dernier, par l'Institut IPOS pour le JPD.

vendredi 6 mai 2016

Les républicains condamnés à Donald Trump

Extraits de l'éditorial de Monde daté du vendredi 6 mai 2016.
Donald Trump à ete porté par les nouveaux médias : réseaux sociaux et chaînes d'information en continu. Son humour, sa vulgarité, son refus de tous les codes du "politiquement correct" - attaques contre les femmes, les minorités raciales et autres, défense de la torture - y font fureur. Le style Trump a signé une campagne de dénonciation continue des élites dont les réseaux sociaux ont formé le véhicule médiatique idéal. En ce sens, Trump est un candidat "moderne", de son temps, celui du triomphe de l'info-spectacle. L'essentiel est, d'abord, de ne pas "faire ennuyeux". (...) "Le Donald" est un "commercial" : il vend de l'illusion, du rêve, de la nostalgie, du fantasme en paillettes façon dorures de machine à sous. En politique, on sait que ce n'est pas seulement dangereux. Cela peut tourner au tragique."

jeudi 7 avril 2016

Paris est une fête !



Il paraît que le monde en général, et la France en particulier, est en crise. Nous avons plus de 10 millions de chômeurs, un pourcentage croissant de la population vit dans une très grande précarité quand un autre pourcentage - celui des plus riches - affiche une santé indécente (les vases communicants ?). Pourtant, l'inauguration somptueuse de cette réhabilitation d'un ensemble immobilier en plein cœur de Paris, ne laissait pas deviner, ce jeudi soir, cette situation de crise. Nous étions un millier, paraît-il, à profiter du champagne à volonté, des barbes-à-papa au foie gras, des tartares de saumon, dorade ou autre bar préparés à la minute, des plateaux de petits fours salés d'une sophistication extrême qui se faufilaient au travers de la foule guidés par une armée de serveurs en livrées aux armes d'un traiteur réputé. Tumulte, luxe et plaisirs effrénés. J'y retrouvai des têtes connues et des parfums oubliés. Une dame au visage tuméfié par les interventions chirurgicales à répétition m'était présentée par une jeune femme moins torturée qui se fourvoyait avec une insouciance coupable dans la transaction immobilière des surfaces de bureaux inférieures à 2000 m2, exclusivement en "Première couronne". Un couple d'architectes déjantés mais sympathiques m'encourageaient dans mes activités paranormales d'écriture. Un promoteur endimanché dont la bouche imite à la perfection celle du canard de barbarie, refusait avec une moue dédaigneuse les assauts des petits-fours afin de préserver une silhouette obligée de se produire cet été sur une quelconque plage familiale des rivages de l'Atlantique. Un homme politique déambulait, d'un pas mal assuré, la bouche gavée de saumon fumé. De vieux faisans de la profession s'exerçaient maladroitement au jeunisme. De jeunes pousses s'employaient à faire adultes et considérés. Dans tous les recoins on découvrait une nouvelle attraction : des sommeliers prodiguaient leurs meilleurs conseils en offrant des crus remarquables à des palais ignorants ; un studio de photos vous embobinait dans un décor de rêve ; dans un patio exotique un orchestre de jazz produisait des standards que le bruit des conversations de salon couvraient sans scrupules. Il est probable que certains trésors de cette caverne d'Ali Baba m'ont échappés. Des obligations familiales m'obligèrent à prendre bientôt congés de ces festivités aberrantes avant que les régiments de petits-fours - sucrés cette fois - ne se sacrifient sur le champ de bataille de cette assemblée satisfaite.


Circulant dans les rues de Paris dans l'habitacle douillet de mon véhicule, je remarquais sous les portes cochères des amas de linges sales, des tas d'ordures, des empilements hétéroclites d'où surgissait parfois une hypothèse de vie humaine. Alors une envie furieuse m'a tiraillé d'appeler cette tribu de congédiés de l'existence à une insurrection violente. Et puis, passées quelques minutes, ma lâcheté ordinaire a repris le dessus me poussant mollement à renoncer : que pouvais-je bien y faire ?