Ici on tente de s'exercer à écrire sur l'architecture et les livres (pour l'essentiel). Ça nous arrive aussi de parler d'art et on a quelques humeurs. On poste quelques photos ; celles qu'on aime et des paréidolies. Et c'est évidemment un blog qui rend hommage à l'immense poète et chanteur Léonard Cohen.
lundi 14 septembre 2026
Quelques réflexions d’ordre apocalyptique (tout simplement)
Quand on s’emploie à lister les catastrophes actuelles ou futures probables, un déclencheur majeur s’impose : le dérèglement climatique de nature anthropique. La plupart de nos activités, quand elles sont liées à l’énergie, contribuent au déséquilibre de l’écosystème que la planète a mis 3 ou 4 milliards d’années à élaborer. L’accélération du phénomène, depuis une trentaine d’années, est liée à un degré de saturation de la capacité d’absorption de cet écosystème, mais aussi à une amplification qui se nourrit de ses propres dysfonctionnements ; un peu comme ces pyrocumulus qui se génèrent par leur propre système météorologique. Nous sommes engagés dans un « effet boule de neige » mondial, à l’intérieur d’un espace-temps régi par des lois systémiques.
Les conséquences dramatiques sur le plan financier, social ou environnemental de notre inaction seront bien supérieures au coût des actions qu’il faudrait engager dès aujourd’hui. Tout ceci est parfaitement documenté et par des gens sérieux.
Il y a une imposture morale à ne pas agir pour limiter les conséquences de ce que nous avons commis depuis la révolution industrielle. Elle tient dans notre déni quotidien dont la cause à 2 origines principales : la force réactionnaire des plus nantis pour lesquels l’argent s’apparente à une drogue et l’indifférence des autres quant aux interactions qui équilibrent le vivant. Dans un cas, il s’agit du capitalisme, dans l’autre de l’égocentrisme ; les 2 pouvant s’additionner.
Dans l’état actuel de notre civilisation, la seule issue positive serait de trouver et d’adopter une autre formulation du bonheur que l’accumulation de richesses, ou que le consumérisme aveugle.
Cependant, je ne vois pas comment cette adoption pourrait se réaliser sans un « choc opératoire » radical. 2 options : la contrainte mise en place par un gouvernement autoritaire, une prise de conscience issue d’un drame gigantesque qui n’offrira aucune autre alternative que de changer de cap pour les survivants. Dans ce dernier cas, il est alors probable qu’advienne le règne des gourous et des manipulateurs de toute sorte, proposant une spiritualité prête à consommer.
Comme l´écrivait Raoul Vaneigem, mort le 28 juillet dernier : "Nous n’avons d’autre alternative que d’oser l’impossible ou de ramper comme des larves sous le talon de fer qui nous écrase. »
On va vivre un futur formidable !
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