lundi 15 octobre 2018

Do you like BULATS or TOEIC ? Yes or no : You'll like this ! Enjoy Royan !

Le Marché central
This text is dedicated to my four new friends met during an English training course at the Carel (Royan) - Béatrice, Alice, Laurent and Pierre - and our two brilliant teachers, Samantha and Steven.
It includes some volontaree mistakes and others non volontaree (I'm not a C1 !), as well as blanks (to complete). So, it is an exercise, but, above all, it is a text for you to discover Royan. Have you ever discovered/ing Royan ?

"A toute chose malheur est bon" we say in France, what it means : "....................." in your Shakespeare language.

On January 5, 1945, the Allies bombed Royan and have destroyed the balnear city at 85%. ....... of the historians think this action has been useless. The French government decide on an ambitious reconstruction plan plan to rebuild Royan and the architect Claude Ferret (only aged of 38) is appointed in June 1945 to oversee these works. For him, it's an opportunity to design a contemporary city inspired by Le Corbusier and the Brazilian modern architecture. Why this one ? Due to the publication of the issue 7-8 of Architecture d'Aujourd'hui, which presented .... examples of the Brazilian architecture with the audacious technic of the concrete veil and the curved shapes that characterize the buildings of Oscar Niemeyer or Louis Costa's, Brazilian architects. What is also very interesting is the fact that the two bresilian architects had been influenced before by Le Corbusier who .... in Brasilia few years ago. The loop was complete !
La Voile Blanche
A lot of ...... in Royan didn't agree with the modernist style and preferred the traditional style "néo-basque" or in "Charentais style". The first houses ......  built in this style. Their owners could pay the cost of the construction immediatly. So you can see by place some of these houses ..... are not today the most sought after.
There are only a few old houses of the late nineteenth that have been spared by the bombs. You can see some very beautiful of ....., like castles, in the District of Le Parc and along the seaside; a second with white buildings of 5 or 6 floors and a very symmetrical urban composition,  located in the district of "Le Centre" and partly on Foncillon; and a third behind the Center and much in Pontaillac, which typically houses of the 50th.
L'église Notre-Dame de Royan
For an architect or simply for an architecture lover, it is a great pleasure to walk in the streets of these neigborhoods to identify the typical ........ of the "Royan Style".
Notre-Dame de Royan. Détail intérieur
First the stone basement of the building. Second, the stair in concrete or steel (often colored) and often with a subtle and original shape. ......., windows, in "bandeau" or like boat portholes. Fourth, the pillars that carry the house leaving a space undereath and make it as suspended in space. Fifth, the colours - yellow, blue, red, green - which give these houses à cheerful look. Sixth, assymetry and fantaisy in the drawings of the facade. Seventh some details for doors, locks, portals, porch roofs, for example.
Détail d'un escalier
If you have came to Royan and if you didn't see the 4 buildings below, stop reading !

My favorite houses are the so ..... "Boomerang" in the district of Le Parc, and, of course, "l'Ombre Blanche" by the sea.
The most delicate building and the most Brazilian is the Central Market designed by Louis Simon and André Morisseau, with the famous engineer (but also architect) René Sarger.
A vous de la découvrir !
Les plots urbains
The .... impressive is the Church Notre Dame de Royan. It is a construction that links both the art of architecture and the art of engineering. This master piece was designed by the architect Guillaume Gillet and René Sarger assisted by another great engineer, Bernard Lafaille, who has designing the structure of Le CNIT in La Défense.







Le Boomerang










La malédiction de la finance. La Finance m'a tuer !

Nicholas Shaxson et Andrew Baker ne sont pas de dangereux anticapitalistes. Mais ils viennent de publier, respectivement, le premier un petit ouvrage, "The Finance Curse. How Global Finance is Making Us All Poorer", et le second une étude chiffrée sur les dégâts de l'excès de finance aux Royaume-Uni.




Résultat de recherche d'images pour "fric"En bref quelques éléments :
- En 10 ans, de 1995 à 2015, le Royaune-Uni aurait perdu de l'ordre de  4.500 milliards de £ (dont 1.800 liés  la crise de 2008) soit 2 ans de PIB, ce qui correspond à près de 200.000 € par foyer ; aux Etats-Unis, c'est 1 an de PIB (23.000 milliards de dollars) qui a été perdu sur la même période
- Au Royaune-Uni, pays où la finance pèse 6,5% de l'économie (seuls le Luxembourg et la Suisse font "mieux" et en France on est à 4%), seuls 3,5% des prêts vont vers l'industrie.

Les raisons principales :
- un "brain drain" des meilleurs talents : les ingénieurs qui devraient concevoir des avions ou des produits à haute technologie se dirigent vers la finance ; en France, on n'est guère meilleurs : l'un des meilleurs masters de finance est logé à l'Ecole des Ponts et Chaussées ! (on se croirait le 1er avril !),
- perte de compétences des autres secteurs car la finance capte tout,
- plus les flux financiers sont importants plus ils se dirigent vers des activités non productives (immobiliers, actifs financiers),
- renchérissement du coût de la vie, notamment dans des villes comme Londres, repoussant dans les lointaines banlieues infirmières et enseignants.
A lire plus en détail à lire ici

lundi 8 octobre 2018

Un autre matin sur Terre (3)

Quoi de neuf ? Blablacar.
D'abord une passagère potentielle qui me reproche d'avoir changé de voiture par rapport à mon "profil" et de modifier le lieu de rendez-vous par rapport à mon annonce (je n'ai pas mis à jour mon "profil" depuis 3 ans que je ne suis pas allé sur cette "plate-forme" et je me suis effectivement trompé sur l'adresse, mais à quelques centaines de mètres près). Flairant le serial killer elle a préféré changer d'attelage.
Ensuite Fatima (le prénom a été changé pour des raisons de sécurité) parfaitement ponctuelle mais, surprise, c'est en fait son père que je dois embarquer ; personnage au demeurant sympathique quoiqu'un peu fort en gueule.
Enfin, Joseph (le prénom a été changé pour des raisons de sécurité) qui vient de l'autre bout de la région parisienne et pour lequel il faut faire un petit détour car il est coincé ce dimanche après-midi à La Défense ; personnage au demeurant fort sympathique quoiqu'un peu africain (je rigole !).
Fatima a 60 ans, après avoir commencé à travailler à l'age de seize ans, il vient de prendre en juin sa retraite d'ouvrier spécialisé dans les tracteurs des avions. Il est d'origine algérienne, Oran, naturalisé français et vivant à Tours. Il est plutôt partisan d'un régime fort car "c'est plus comme avant". Il s'excuse fréquemment de ne pas être poli quand il s'emporte contre les politiques, car "vous m'excusez de pas être poli, mais c'est la merde et c'est plus comme avant !", m'assène-t-il d'une voix puissante avec un fort accent algérien.
Pendant ce temps, à l'arrière, Joseph (le prénom a été changé pour des raisons de sécurité) tente d'en placer une et finit par nous avouer entre deux éclats de rire tonitruants : "Les politiques, ils sont trop, franchement, je vois pas ce qu'ils peuvent changer, franchement. Et Marine Le Pen si elle vient au pouvoir ça ne changera rien !" Joseph est bardé de diplômes - management, master spécialisé en diplomatie internationale - ce qui lui a permis de décrocher un contrat de trois ans pour poser des compteurs Bickie (le nom a été changé pour des raisons de sécurité).
Je parviens à avoir raison de cette petite troupe en me branchant sur France Culture et une émission sur l'économie sociale et solidaire : Fatima pique un petit roupillon et Joseph téléphone.
Nous avons déposé Fatima à mi parcours  et j'ai poursuivi avec Joseph les 2H30 du trajet restant. Nous avons traité de l'avenir de la planète, de la politique africaine, de la mal-bouffe, des américains "franchement, c'est trop, ces américains", de la pluie, du beau-temps, des villes balnéaires qui s'endorment l'été, d'Hitler, du réveil de l'extrême droite, etc. et tout ça nous a conduit à Nogent-le-Retrou (le nom a été changé pour des raisons de sécurité).

dimanche 7 octobre 2018

Un autre matin sur Terre (2)


Résultat de recherche d'images pour "conduire les yeux fermés"Qui peut m'expliquer ce cauchemar récurrent consistant à être au volant d'une voiture et conduire les yeux fermés sans pouvoir les ouvrir ?

Résultat de recherche d'images pour "résonnance philosophie magazine"Lecture de quelques articles au sujet du concept de "Résonnance" du socio-philosophe (ou philo-sociologue ?) allemand Hartmut Rosa. Juste une énième resucée d'une philosophie néo-bab vantant les mérites d'un dialogue avec la nature et les autres pour "se sentir bien" ? Une déclinaison existentialiste du "Connais-toi toi même" (avant de faire la leçon aux autres) ? Résonner peut-être, mais raisonner, c'est sans doute mieux.




Un "rêve" :
Le lieu : carrefour de la Place Marcel Sembat à Boulogne
Le décor : carrefour de la Place Marcel Sembat à Boulogne + une baraque façon food-truck plantée sur une aire minable au bord du carrefour
Les acteurs : le pdg d'une société de promotion immobilière qui tient le food-truck + une foule en panique + moi
Résultat de recherche d'images pour "camion citerne en feu"L'action : deux camions traversent le carrefour à très grande vitesse avant qu'ils ne se percutent et que l'un des camions - un camion-citerne - fassent un tête-à-queue qui le conduit dans le décor à proximité du food-truck ; quelques minutes plus tôt je parlais avec le pdg promoteur et j'assiste à l'accident en repartant vers chez moi (à Billancourt) ; je reviens sur mes pas et je croise tout un tas de gens paniqués qui fuient le lieu du drame comme les New-Yorkais le 11 septembre 2001 avec en toile de fond l'incendie des Twins et leur effondrement imminent  ; j'avise l'un de ces fuyards, un routier, qui m'explique en marchant, le souffle un peu court, que le camion-citerne est tombé dans un trou de chantier au fond duquel il y a une ligne haute-tension et que tout va exploser.
La fin : je prends l'ascenseur de mon immeuble avec un jeune garçon ; dans un premier temps, au lieu de monter, nous descendons au sous-sol ; puis nous devons reprendre un autre ascenseur qui cette fois dessert les étages ; lui s'arrête au 2ème et moi je vais au 5ème.
L'erreur de scénario : le camion-citerne aurait du percuter le food-truck puis exploser ; le promoteur, transformé en torche vivante, aurait du sortir en hurlant, se précipitant sur la foule des badauds et créant une panique telle que des gens se seraient piétinés ; on ne voit pas bien ce que l'ascenseur apporte, ni cette descente avant la remontée, ni la précision sur les étages.





samedi 6 octobre 2018

Arles incontournable ? Série 2 : l'architecture. Barani, Peneau, Fluor, Gerhy, Ando, Pardo, Romanet, Wieder

Arles, ce sont d'abord les ruines, magnifiques que le soleil provençal ou les éclairages nocturnes révèlent dans toute leur splendeur déchue. C'est évidemment le magnifique portail de l'église Saint-Trophime qu'on lit comme une bible de pierre. Ce sont aussi ces belles demeures patriciennes que les Rencontres photographiques permettent de découvrir, et le dédale des rues profondes ponctuées de terrasses accortes propices aux inoffensives réinventions du monde.
A l'hôtel Léautaud de Donines, bel édifice du XVème, l'agence Fluor a travaillé à introduire la lumière au cœur de cet établissement dont les murs ont longtemps résonné prêts hypothécaires, taux de rentabilité et autres dispositifs financiers*, et présentent désormais des œuvres de très belle qualité dont plusieurs Van Gogh, sous l'hospice de la Fondation éponyme portée par la famille Hoffman** ; contenu et contenant valent bien une visite entre deux expositions photographiques.

Tadao Ando s'affaire en secret dans un autre hôtel particulier du centre ville, rue de Vernon, à concevoir une fondation pour l'artiste coréen Lee Ufan, pour lequel il a déjà réalisé un écrin avec le musée de Naoshima au Japon.

L'Arlatan, une autre acquisition de Maja Hoffman, véritable mécène de la ville d'Arles, ouvrira ses portes le 18 octobre prochain et donnera à contempler son décor, "un univers à la fois très Provencal et international, terrien et onirique***", conçu par l'artiste d'origine cubaine Jorge Pardo dans un autre hôtel particulier datant du XVème dont la restructuration a été confié aux architectes Max Romanet et Renzo Wieder.


Le collège Frédéric Mistral, proche de la gare et des quais du Rhône, est à découvrir, plutôt côté fleuve, pour la qualité de la modénature de sa façade  - rythme et équilibre - et, avec davantage d'attention, pour sa belle et audacieuse matérialité alternant béton sculpté et pierre naturelle. On peut regretter que le parvis très minéral ne se soit pas vu doté de quelques platanes dont plusieurs beaux spécimens voisins prodiguent ailleurs leur ombre bienfaitrice. A remarquer encore le dessin des pignons de l'entrée principale avec la composition très ordonnée de bas reliefs géométriques dont les contours parfaitement exécutés sont mis en valeur par les rayons rasants du soleil. Tout ce remarquable travail a été conçu par l'architecte Gaëlle Peneau.









Face au totem de Frank Gehry érigé sur les anciens ateliers SNCF, se dresse actuellement, en cours de montage, la carcasse métallique du futur musée de la photographie de Marc Barani dont la silhouette évoque la Neue Galerie de Mies à Berlin, ce qui ne constitue certainement pas une insulte pour l'architecte niçois amateur d'immenses plans cadrés sur un horizon infini. Ici point de Mer Méditerranée, mais les Baux-de-Provence et les Alpilles en succédanés ; il y a pire !



Résultat de recherche d'images pour "marguerite duras"
 Enfin, le bâtiment - mais s'agit-il véritablement d'un "bâtiment" ou davantage d'une sculpture ? - de Frank Gehry, pièce maîtresse de la Fondation Luma de Madame Hoffman, à l'architecture aussi tourmentée que sera apaisée celle de son vis-à-vis urbain, semble par sa présence incontournable constituer le nouveau repère de la cité camarguaise.
Il y a semble-t-il, dans le dernier avatar du génial concepteur du musée Guggenheim de Bilbao, un désir de provocation, dans lequel certains verront la duplication de son célèbre doigt d'honneur, coulé définitivement dans le béton et l'acier inoxydable, d'autres, la quintessence de la transgression architecturale, du "sublime, forcément sublime" durassien.Résultat de recherche d'images pour "frank gehry doigt d'honneur"






* jusqu'en 1924 l'Hôtel fut le siège de la Banque de France
** descendante des fondateurs des laboratoires Hoffmann-Laroche
*** dixit "Arles info" du 22 mai 2017

lundi 1 octobre 2018

Arles incontournable ? Série 1 : La photo (à suivre Série 2 : pièces d'architecture)

Il y a un petit parfum de Biennale de Venise dans les rues d'Arles durant les "Rencontres". On y retrouve un peu de cette ambiance de terrasses aux détours de ruelles envahies par des chercheurs d'imaginaires et quelques lieux "improbables" d'exposition qui recèlent, dans des espaces amochés ou reconquis, des témoignages, le passé simple ou composé, l'artifice ou le vif, de l'intime ou du spectaculaire, en bref, des petits trésors visuels qui nous parlent de la beauté et de la laideur qui composent notre Monde.

En quelques heures sur place et en ces premiers jours de septembre (plusieurs expos ne sont plus visibles ... ça c'est dommage), inutile de prétendre tout voir car, même si certains se sont déjà carapatés, il reste encore de quoi régaler largement le visiteur.


A mon palmarès, sans hésitation : Véronique Ellena qui bénéficie d'une rétrospective au Musée Réattu, belle demeure patricienne au cœur de la ville. On peut y admirer la palette de sensibilités très large de cette dame encore jeune (52 ans) au travers de ces "séries" dont la dernière, "Les clairs obscurs", qui permettent à la photographe "d'extraire l'essence de ses sujets et de sonder la profondeur mémorielle des lieux, des objets ou des œuvres d'art qui la fascine."
Robert Franck et Raymond Depardon, bien sûr, deux "blockbusters" de cette édition qui exposent dans le même lieu, à l'espace Van Gogh, leur vision en noir et blanc du "America great again", et on se laisse à s'interroger sur la magie philosophale de certains clichés qui transforme une scène ordinaire en une icone photographique.
Une visite nocturne par hasard - ou "by chance" comme disent les américains - à la Fondation Manuel Rivera-Ortiz où je fus accueilli par une jeune femme fort sympathique et fort éméchée, le tout dans une ambiance de musique boum-boum pour un public très clairsemé (nous devions être 4 ou 5 visiteurs), m'a permis de découvrir un photographe espagnol, Paolo Verzone, qui présentait une série de photos réalisées dans une école de cadet-te-s d'une armée sud-américaine, saisissantes par le mélange contrasté entre la jeunesse de ces futurs officiers, la solennité de leurs tenues d'apparat et le sérieux de leur future mission dans laquelle on les sent pleinement investis. Mais aussi, dans ce même palais décati, "Le pont entre les peuples", du photographe Patrick Willocq, une mise en scène grandeur nature de la question de l'accueil des migrants dans le petit village de Saint-Martory en Haute-Garonne, avec de "vrais figurants", les "opposants" de dos et les "pour" de face.


Croisière est un de ces "tiers lieux" qui semblent créés de toute pièce pour une clientèle bobo en mal d'espaces en déshérence - voire désespérés - où tout se fait un peu la malle, le plâtre des cloisons, les lattes des planchers, les faux-plafonds, les cheminées oubliées, etc. mais où j'ai pu faire de belles découvertes : une plongée riche en couleurs et en diableries africaines dans le pays de l'Esu des photographes Cristina de Middel et Bruno Marais ; les clichés de la préfecture de police de Mai 68, propulsées du statut de pièces administratives à celui de témoignages historiques ; la rétrospective des lauréats du prix Pictet avec ce saisissant pique-nique quelque part en Chine sous les piles d'un viaduc géant et sur une plage de galets contaminés de détritus en tout genres.
















Impossible de manquer à l'archevêché, William Wegman et sa collection de toutous - des braques de Weimar, pas n'importe quoi ! - grimés en mannequins humanoïdes ou photographiés dans des positions sophistiquées et parfois ridicules (BB si tu nous lis !).


Au cloître Sain-Trophime, stupéfiants faux-vrais décors urbains dans "Le village Potemkine" de Grégor Sailer, et belles compositions colorées à tendance psychédéliques de Baptiste Rabichon.










Une dernière visite au Ground Control, l'équivalent façon SNCF du "Croisière", avant de remonter sur Paris pour une petite déception avec Auroville qui méritait sans doute des photos plus ... (plus quoi !) et des quantités d'autres talents aperçus trop rapidement (Christo & Andrew, Thomas, Hauser, ...).

Nota : les "soleils" que vous voyez sur certaines photos sont dus au reflet d'un spot sur la photo et non rien à y faire (pardon aux artistes).










samedi 29 septembre 2018

Un autre matin sur Terre(1)

Au marché ce matin chez le poissonnier qui vend de plus en plus de poissons d'élevage : Un homme, que j'avais croisé il y a deux ou trois ans, et qui se trouvait être à une table voisine de la mienne dans un restaurant pas plus tard que la semaine dernière, et qui m'avait reconnu me disant que nous devrions faire des affaires ensemble (évidemment !), a fait semblant de ne pas me voir. Il travaille dans l'immobilier et j'ai remarqué qu'ils sont nombreux dans ce secteur d'activité à être atteint par ce que j'ai fini par désigner comme le "syndrome de l'agent immobilier", lequel se caractérise par une très grande facilité à nouer des contacts superficiels et provisoires un jour et vous ignorer parfaitement le lendemain.

Toujours au marché ce matin chez le poissonnier (aux poissons d'élevage) :
Résultat de recherche d'images pour "poisson d'élevage"Un autre homme (décidément) accompagné de sa petite fille. Elle, 3 ans, lui, le père, une quarantaine d'années bien entamée. Elle - que son père appelle "ma chérie" par ci, "amour" par là - qui se met le doigt dans son petit pif et le père de lui dire : "tu sais, ma chérie, c'est les garçons qui se mettent le doigt dans le nez, pas les jolies petites filles comme toi !". Et vous pensiez que des cons comme ça, ça n'existait plus ?



Sur la route :
Une (jeune) femme, la bonne trentaine, déguisée en guide scout avec tout le tremblement : chemise bleu clair, foulard avec le nœud bagué avec la rondelle de cuir, l'insigne qui fait penser à une croix de fer, la jupe plissée bleu marine, les chaussettes itou, les godillots, la natte blonde parfaitement peignée, etc., qui entre dans sa Kangoo. Regards échangés entre nous. A-t-elle ressentie le peu d'admiration que l'on cultive à l'endroit des brigades néo-militaires ? 

Sur le trottoir, devant chez le fromager :
Une femme d'un certain âge en tenue bariolée qui m'accoste pour me révéler que son mari était ambassadeur d'Ecosse en France et qu'à la crise de 29 ils se sont réfugiés en France (?), puis elle me glisse dans le creux de l'oreille en me tirant par le col de ma veste : "j'attends mon amant !". C'est la "folle du quartier" me dit-on. Magnifique : il existe encore des quartiers et des vraies folles, et pas seulement des zombies avec des casques sur les oreilles qui les font ressembler à des grosses mouches tsé-tsé, les yeux rivés sur l'écran noir de leurs journées blanches (merci Nougaro).

vendredi 28 septembre 2018

Le Théâtre des Ecrivains à Glencoe - Studio Gang architectes / The Glencoe's Writers Theatre from Studio Gang

Glencoe est une petite ville chic et propre situé à une trentaine de kilomètres au nord de Chicago.

Résultat de recherche d'images pour "writers theatre glencoe"
Le Writers Theatre inauguré en 2016 est un petit bijou dont on remarque immédiatement la délicate boite suspendue en bois qui confère à ce bâtiment sa singularité et son élégance. Le Writers Theatre illustre parfaitement le travail de Jeanne Gang et de l'agence qu'elle a fondée en 1997 :

- Donner un sens à toute intervention architecturale au-delà de la seule plasticité ou de la raison fonctionnelle : faire que ce lieu participe du renforcement du lien social, prioritairement à l'échelle de la communauté qui l'accueille,
Résultat de recherche d'images pour "writers theatre glencoe"- Inscrire le projet dans une démarche d'innovation, respectueuse de son impact environnemental,
- Conduire le projet dans le cadre d'une démarche collaborative engageant les collaborateurs de l'agence, les partenaires techniques et tous les futurs utilisateurs,
- Aller au-delà du programme en s'inspirant à la fois du genius loci et du dialogue avec les futurs usagers du lieu
- Offrir enfin une identité plastique, une singularité formelle, résultante d'un travail de mise en résonance de toutes les composantes et inspirations du projet.

C'est ainsi que le Writers Theatre est devenu un lieu unique de rencontres et de lien social entre les membres de la communauté de Glencoe, que le choix du bois travaillé avec une ingéniosité remarquable a été fait, qu'il a été donné un espace supplémentaire comme une nouvelle agora ouverte sur la ville et que l'ensemble a été couronné par un péristyle unique conjuguant avec élégance, le "firmitas, utilistas et vénustas" vitruvien.

"La modernité a un cœur ancien" a écrit Renzo Piano.

Résultat de recherche d'images pour "writers theatre glencoe"

Glencoe is a chic, clean town located about 20 miles north Chicago.
Résultat de recherche d'images pour "writers theatre glencoe"The Writers Theatre, inauguré en 2016 is a small jewel whose people can notice it immediatly its delicate suspended boxe in wood that gives to the building its singularity and elegance.
The Writers Theatre is a perfect illustration of Jeanne's work and of the office she founded in 1997 :

- Give meaning to any architectural intervention beyond the only plasticity or functional reason : this place has to contribute to strengthening the social bond, primarly to the community that hosts it,
- Register the project in an approach of innovation, respectful of its environmental impact,
- Manage the project as part of a collaborative approach involves the office's employees, technical partners and all future users (when it is possible),
- Go beyond the program by drawning inspiration from the genius loci and dialogue with future users of the site,
- Offer, finally, a plastic identity, a formal singularity, by the implementation of a work putting in resonance of all the components an isnpirations of the project.

This is how the Writers Theater has become a unique place for social gatherings and relationships between members of the Glencoe community, that the choice of wood worked with remarkable ingenuity has been made, that it has been given to the space a new dimension, a sort of agora opened on the town, and that the whole has been ringed by a unique peristyle mixing elegance and the Vitruve's quote "firmitas, utilistas and venustas".

"Modernity has an old heart", wrote Renzo Piano.


To see more about the Writers Theatre : ici

De Palladio au pet vaginal


Voici un exemple de "sérendipité internet". Alors que je relis pour corrections un texte dans lequel un titre fait référence à une citation de Palladio (un peu "plate" comme disent nos amis canadiens), "se débarrasser des embarras", pour signifier que dans un appartement on a prévu des placards de rangements (!?), et que mon insatiable curiosité pour Palladio me conduit à rechercher d'où est extraite cette citation, Google me conduit directement vers le site "Comment supprimer l'embarras du pet vaginal ?". Je ne plaisante pas : faites le test. 
Bon, ce post n'est pas pour se moquer de ce petit désagrément féminin contre lequel Nina (c'est l'animatrice du site) propose quelques remèdes, mais cette collision entre l'austère Palladio et l'amusant pet vaginal est, comment dire, (d)étonnante ? 

mercredi 26 septembre 2018

Sénèque inspirant

Sur une carte postale que j'ai reçue d'un ami, il y avait cette phrase :
"Apprendre à voir le passé devant nous, apprendre à voir l'avenir derrière nous."
C'est une phrase inspirée du philosophe grec Sénèque qui, dans sa "Lettre à Luculius" écrit :

Résultat de recherche d'images pour "sénèque"
Né à Corduba en Espagne
entre l"an 4 av JC et l'an 1 ap. JC,
et mort à Rome le 12 avril 65 ap. JC
"Peux-tu me citer un homme qui accorde du prix au temps, qui reconnaisse la valeur d'une journée, qu'il comprenne qu'il meurt chaque jour ? car notre erreur, c'est de voir la mort devant nous. Pour l'essentiel, elle est déjà passée. La partie de notre vie qui est derrière nous appartient à la mort. Fais donc, mon cher Lucilius, ce que tu me dis dans ta lettre : saisis-toi de chaque heure. Ainsi tu seras moins dépendant du lendemain puisque tu te seras emparé du jour présent. On remet la vie à plus tard et pendant ce temps, elle s'en va."