dimanche 26 juin 2011

Ai Weiwei architecte


Ai Weiwei dont ce blog s'est fait l'écho à plusieurs reprises a été relaché par les autorités chinoises, mais reste sous contrôle policier. Chef de file de l'avant-garde artistique chinoise, dissident et fils de dissident, Ai Wei Wei est également architecte. C'est par méfiance envers les architectes de son pays, et parce qu'il souhaitait faire construire son atelier, qu'il s'est lancé dans l'architecture. Sa démarche se caractérise par une attention particulière aux matériaux originels du site sur lequel il travaille, à l'échelle et à l'agencement des volumes qui évoquent les typologies vernaculaires, le tout, dans une approche raisonnée et contemporaine. Il parvient à établir un lien puissant entre art et architecture, sans que l'un ou l'autre s'aroge une primauté, mais dans une conjugaison indicible dont chaque expression sort vainqueur.
Ai Weiwei a travaillé à plusieurs reprises avec des agences comme Herzog et de Meuron ("Le nid d'oiseau" qui renouvelle la plastique de l'aréna) ou HHF, autres architectes suisses. Il n'est pas surprenant que les deux approches (la chinoise et la suisse) se correspondent : elles ont en commun le goût pour la matière, le questionnement des convenances, le souci de la qualité d'exécution. (On parle bien entendu des oeuvres et pas des choses plus courantes).

Félicité


Trois papillons blancs sur des tiges de lavande comme des fleurs supplémentaires. Le froissement de l'air au sommet du bouleau. Quelques feuilles prématurément mortes, vaincues sur l'herbe décapitée. Les variations de Goldberg en écho aux conversations des oiseaux. Un déjeuner à l'ombre accorte d'un tilleul. Le jeu des transparences du soleil dans les rameaux éreintés du saule. Un ciel d'été sans suspicion. Un horizon de blé mûr. La félicité des dimanches ensoleillés quelque part sur la Terre.

vendredi 24 juin 2011

Le test de la baguette magique


C'est l'histoire d'un gars qui passe un entretien chez un chasseur de tête (oui, un gars en costard avec un os dans le nez), et à qui l'assistante du CDT demande ex abrupto : "Et si on vous donnait une baguette magique, vous feriez quoi avec ?" Voila que c'est une bonne question, aurait pu dire le regretté Coluche !
Alors le gars, il a envie de dire plein de trucs nases, du style : je gagne la super cagnotte du loto et je m'achète le dernier coupé Mazerati, et je fais le tour du monde et que dans des palaces ... Et il dit un truc encore plus nase (dans le contexte) : "je fais en sorte qu'il y ait moins d'inégalités dans le monde."
Silence autour de la table. Le futur employeur est présent ; un PDG qui ne s'exprime qu'en franglais avec des boutons de manchette en or, une montre séguélesque , et une sorte de gourmette d'agent immobilier. Le chasseur de tête un peu géné secoue son os et rectifie : "moins d' inégalités trop importantes, vous voulez dire ?"
Réponse (de rattrapage car les autres - le futur-ex employeur, et l'assistante du CDT - regardent le gars avec des yeux de merlans frits) : "oui, bien sûr, les trop importantes !"
Soulagement...
Et vous ? Vous auriez répondu quoi ?

lundi 20 juin 2011

Copenhague ou l'invention de la "nouvelle ville"

24H00 à Copenhague m'ont enchanté : air pur, pistes cyclables généralisées, urbanisation raisonnée, respect, mixité, vie collective, soin des finitions des bâtiments, qualité des espaces urbains (attention aux individus), ...
Bien entendu, tout ceci est un peu idyllique : certains bâtiments sont ratés (surtout ceux des années 60-70), on peut trouver ça un peu fade et manquant de théâtralité (celle de nos grandes villes françaises, par exemple), l'ambiance du dimanche soir est modeste,...
Mais c'est attachant, reposant, stimulant.
Nota : j'entends des grincheux qui vont dire que les photos ci-dessous ne témoignent pas exactement de ma prose enthousiaste !



samedi 18 juin 2011

Ce salaud n'a pas hésité à me flinguer


Premières phrases d'un roman avorté...

Je suis assis au centre de la pièce, juste sous une ampoule pendue au bout d’un bricolage de fils électriques. Un abat-jour en métal émaillé, un peu jaune avec un liseret bleu pâle, complète ce dispositif minable. Oscillations lentes, balayant le sol et les murs d’auréoles lancinantes.
Je vois très bien la silhouette de mon corps recroquevillé sur la chaise de Formica. Son ombre s’enfle et se rétracte, se déforme à nouveau, au rythme du dispositif d’éclairage.
C'est un sol vaguement médical. Les carreaux de faïence sont mal ajustés. La combinaison des taches et des joints forme des profils stupéfiants que mon regard devine un instant, puis perd, puis recompose, devine à nouveau : une carmélite, un chevalier dont la visière du heaume serait levée, un nain de jardin et sa pioche, une tête d’aigle-pêcheur, un vieillard vociférant, un fumeur de cigare, un militaire le képi en arrière, …
Bientôt ce n’est plus qu’une affaire de géographie, et la presqu’île du Cotentin apparaît, évidente, telle l’extrémité d’une trompe pachydermique. La bouche de la Gironde avance une lippe exagérément boudeuse. La bottine italienne s’affine à s’en rendre précieuse, affublée d’une boucle grotesque aux allures de Sardaigne.
Mais une douleur brûlante au côté droit me lance. Elle vient interrompre brutalement mes divagations. Je glisse une main derrière la poche droite de mon pardessus, juste au-dessus de la ceinture, là où je sens comme une tige d’acier plantée dans ma chair. Je soulève avec précaution ma chemise, et la paume de ma main vient frôler l’endroit précis où la douleur me lance. Je sens que c’est visqueux et un peu tiède. Après quelques secondes, j’extirpe une main couverte de sang mal coagulé. J’en conclu que le salaud n’a pas hésité à me flinguer.

I left a woman waiting


Une libre traduction de cette magnifique chanson de Cohen (et un peu de poésie pour coller avec le cahier des charges d'Everybody Knows) :

I left a woman waiting


J’ai aimé une femme qui attendait.
Elle attendait sans espérance
Et ses mots parlaient au futur ou à l’imparfait
Du livre des apparences.

Nous avons traversé l’horizon
Et tenté de poser nos armes sur une île
Au bord du rivage des illusions
Mais sous le sable nos doigts ont encore écorché l’argile.

J’ai appelé le poète et il est venu
Mais ses yeux étaient déjà morts
Et dans sa nuit, seule mon enfance est apparue
Il était trop tard pour aller sur l’autre bord.

Au crépuscule un oiseau s’est posé sur son épaule
J’ai vu frissonner ses paupières
Mais ce n’était que le souffle de mes paroles
Qui sur ses cils se perdait en prière.

Alors j’ai quitté cette femme qui attendait
Et je suis allé à sa recherche sans crainte
Le long des rues, au bord des quais
Sur les pavés usés des amours défuntes.

J’ai retrouvé le miroir qu’elle avait brisé
Mes mains à nouveau ont serré ses mains
Mais depuis longtemps la foule nous avait encerclés
Et subitement son ombre a effacé le chemin.

J’ai aimé une femme qui attendait.
Elle attendait sans espérance
Et ses mots parlaient au futur ou à l’imparfait
Du livre des apparences.

On nous observe !


Je découvre un soir récent, par une manoeuvre heureuse et maladroite, les statistiques relatives à la fréquentation d'Everybody Knows : provenance des "orbites cruelles", assiduité - par jour, par mois, en instantané, en global -, identification de mes meilleurs supporters (je les connaissais !) ; bref, des chiffres, des histogrammes, des cartes du monde, des adresses-mails, autant d'éléments impalpables qui qualifient néanmoins le lien (le plus souvent) invisible qui relie le blogger à ses bloggés.
Les plus assidus sont (évidemment) les français. Ensuite, par ordre de fréquentation, on trouve les pays suivants :
- USA
- Belgique
- Allemagne
- Algérie
- Canada
- Suisse
- Pays-Bas
- Tunisie
- Russie (même la Russie !)
Pas un anglais. Les pays nordiques (Suède, Finlande, Norvège, Danemark) : rien. L'Espagne et la Grèce avec leurs indignés s'en foutent. Le Portugal s'en tape, et avec eux les polonais, les hongrois, et l'Europe centrale dans sa totalité ! Tout comme l'Italie, le Maroc, l'Afrique Noire, le continent Sud-Américain, l'asiatique, l'indien, le Groenland, l'Antartique et l'Australie !
Pas un seul gusse désespéré en Terre Adélie pour échouer une fois sur Everybody Knows ! Pas une naïade des îles Marquises pour s'égarer par ici ! Aucun samouraï, non plus !
Mais des iraniens, oui : 15 dans le mois de juin ! L'Iran doit être un pays magnifique.
Voilà : quoi dire de plus ? Que le monde est vaste. La seule énumération de cet échantillon de nations me donne le vertige. Qu'est-ce qu'on va faire de tout ce peuple ?
Stop ! Le ciel est bleu. Trop de vent pour la danse des martinets ?

Veinard(e)s !

On a (presque) tout changer à droite !

L'île Seguin ou le Krak de Manhattan sur Seine


Le 6 mars 1999 dans "Le Monde", Jean Nouvel, "le plus célèbre des architectes français" (PCDAF), signait un article au titre épique : "Boulogne assassine Billancourt", et jetait un pavé dans la mare de l'île Seguin dénonçant les projets de réaménagement du site déserté par les usines Renault.
"C'est un vaisseau de pierre, régulièrement et largement percé sur ces flans. La continuité de l'eau lui confère cette noblesse, qui d'habitude n'appartient qu'aux châteaux ou aux ouvrages militaires. C'est aussi beau que les kraks des Chevaliers. C'est le krak des ouvriers.(...) Il ne s'agit plus de ne pas désespérer Billancourt : aujourd'hui Boulogne assassine Billancourt. L'Ouest chic peut enfin s'affranchir de la promiscuité. Restons entre nous. L'ouvrier est sale ; son usine est laide.(...) L'important est qu'un tel lieu devienne un lieu de vie, un lieu d'épanouissement. (...) La mémoire est à conserver, la poétique du lieu à enrichir. Les projets nient complètement le génie du lieu, comme s'il ne s'était rien passé. On fait l'économie de l'Histoire.(...)" Parlant du projet qu'il dénonce, il ajoute : "On fait une sorte de programme attrape-tout, purement spéculatif (sic), dans lequel il y a en gros un tiers de logements, un tiers de bureaux, un tiers d'administration, quelques arbres et c'est fini.(...) On met le forme de la ville dans sa dimension la plus spéculative comme seul critère esthétique et d'urbanité."

12 années ont passé, un musée de milliardaire a fait illusion quelques temps, et aujourd'hui c'est plutôt des tentes de cirque qui investissent ce qui est désormais pour l'essentiel un terrain vague, en dehors d'un bout d'aménagement paysager "prêt à monter" équipé de tables en bois pour accueillir - probablement - des "appéros géants" pour bobos...
Et puis le 10 juin dernier, le "PCDAF", en qualité de grand coordonnateur de l'aménagement du site des anciennes usines Renault, annonce son projet dense car écologique (à moins que ça ne soir l'inverse ?) : 5 tours hautes d'une centaine de mètres, un long jardin couvert sous verrière, des commerces, des cinémas, et des pôles d'art et de musique à chaque extrémité.
Même si le "PCDAF" redit que ses tours doivent être imaginées comme des châteaux, la déclaration fracassante de mars 99 sonne aujourd'hui un peu faux (euphémisme).



Ainsi va, trop souvent, la vie des envolées lyriques en architecture et en urbanisme et des projets mirifiques qu'elles sont censées porter ; à l'image des produits de notre société : jetables !
Qui croire désormais, même après un beau discours ?
(surtout après un beau discours !)

Recto

Verso

La Grande oeuvre (2)


Enfin sorti, édité, publié, diffusé !
Un évènement dans le monde littéraire !
A vos gondoles !
Opuscule en série limitée offert pour 6€ seulement.......

Vous saurez (enfin !) ce que veut dire :

Crassusser, Chancrer, Pschitter, Pitou, Béruter, Châtrer, Péquin, Caisse à graille, Fobser, Fondus, Failler, Râler; etc.

jeudi 16 juin 2011

Quoi de neuf : le monde !

Plus d'une semaine de silence ; 10 choses à retenir ?

- La Grèce au bord du précipice financier
- 10 gamins intoxiqués gravement par un steak surgelé acheté chez Lidl
- Nouvel qui nous fait le "crack de Manhattan sur Seine"
- le mariage homo refoulé à l'Assemblée Nationale et des propos d'un autre âge à ce sujet
- Le roi du "Bunga Bunga" dérouté sur 4 référendums populaires dont les thèmes sont caractéristiques du déclin du système politico-économique traditionnel (immunité, privatisation de services publics, énergie nucléaire)
- La vraie fausse gaffe de marigot de Luc Ferry
- Le silence assourdissant sur DSK après le vacarme médiatique
- Les tentatives désespérées d'atténuation du drame de Fukushima
- Les pathétiques désaccords des écologistes français
- La verdeur et la désinvolture amusantes d'un ancien Président de la République

vendredi 10 juin 2011

Les placeuses et les runners

Confidences de restaurant (hier soir).
Il parait que dans les restos branchés parisiens, il existe toute une hiérarchie dans le personnel de service, depuis le maître d'Hôtel jusqu'au "runner", en passant par les placeuses et les chefs de rang.
On s'en doutait un peu. Ce dont on se doutait moins c'est que seuls les chefs de rang touchent les pourboires (pourliches). Les "runners" (ceux qui sont souvent basanés et que vous voyez furtivement vous apporter votre plat et disparaître immédiatement ; des "intouchables" en quelque sorte) n'y ont pas droit. Alors, et parce qu'ils sont malins, les "runners" se débrouillent pour passer ramasser le pourboire avant les CDR. En débarrassant (toujours furtivement) les assiettes, ils glissent les pièces sous les restes de mousse au chocolat ou de crème brulée, et c'est les plongeurs qui les récupèrent ; et tout ce petit monde se partage les reliefs sonnant et trébuchant des bobos rassasiés. Je n'aurai pas du le dire ?
Un mot sur les "placeuses" : il s'agit de ces personnes du sexe féminin dont vous suivez le déhanchement sous une jupe moulée jusqu'à votre table et qui disparaissent définitivement quelques secondes après vous avoir proposé si "un apéritif pour commencer vous ferait plaisir ?" La suite du repas est souvent moins excitante sur le plan plastique et vous découvrez un CDR suffisant et des "runners" essoufflés.

mardi 7 juin 2011

Commentaires


Je découvre que j'avais tout un tas de commentaires en retard ; je veux dire : de lecture de commentaires. Car, figurez-vous, orbites cruelles, que certains d'entre vous (les meilleurs !) laissent derrière leur passage sur ces pages virtuelles un échantillon de leur appréciation, un zeste de divagation supplémentaire, un soupçon d'égard !
Alors plutôt que de répondre à chacun de ces commentaires (bien que leur rareté en fit - en fisse ? non, trop islamique ! - leur richesse, et leur pertinence, un luxe), je tombe ici-bas mon Panama (acquis avec douleur dans une échoppe vénitienne au cœur de Santa Croce), et me confonds en remerciements les plus chaleureux.

La grande oeuvre (1)


Ce soir j'ai donné le BAT au "Lexical". Je ne ferai découvrir cette "affaire" qu'avec une retenue chaste, comme l'on découvre la nudité d'une personne convoitée plongée dans un profond sommeil (mais où va-t-il chercher ça ?).
Mise en bouche (au hasard) :
Marab : n.m. Ethym. : marabout : musulman réputé pour ses pouvoirs magiques, devin, guérisseur). L'aumonier.
Encyclopédie : il y avait le "grand Marab" et le "petit Marab", affecté respectivement au Grand Bahut et au Petit Bahut. Le "petit Marab" se devait, au moins une fois dans l'année, de nous lire "les filles de Loth" ou "Sodome et Gomorrhe".

dimanche 5 juin 2011

Les crocodiles du Pays Dogon (suite)


Merci à Gérard qui m'a donné la clé pour aller consulter l'article de Marcel Griaule décrivant, avec force détails et schémas à l'appui, les tanières des crocodiles dans les falaises de Bandiagara d'après ses observations effectuées dans les années 30.
Pour les curieux, ils pourront consulter le texte en question à l'adresse suivante : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/articl/jafr_0037-9166_1941_num_11_1_2511

Mais, si Griaule décrit parfaitement les colonies de sauriens qui gitent dans des mares et des tunnels fétides creusés dans le terrain rocheux et sablonneux, rien n'est dit de cette théorie qui me semble à vrai dire fumeuse : la disparition des crocodiles(ils n'ont pas disparu totalement d'ailleurs) aurait entrainé l'assèchement des falaises de Bandiagara.
Je poursuis donc l'enquête ...

samedi 4 juin 2011

On se marie encore ! Vive la fête !


Allez, ce matin on tente de philosopher !
8 ou 9 ans que cette petite église du Ribéracois n'avait pas connu de mariage ! Ce type d'évènements ne représente-t-il pas un ingrédient indispensable au ciment de nos sociétés ? Se retrouver, partager - du bonheur, une forme d'insouciance (vivre à deux, longtemps !) - bien s'habiller, découvrir des inconnus, partager un peu de l'intimité des mariés, échanger, danser, boire (raisonnablement ?) : autant de manifestations "ordinaires" qui s'inscrivent dans nos vies comme des repères. Il faut se résoudre : avec l'abandon du sacré et l'occultation de la notion de temps l'homme reste un peu seul. Alors une fête, programmée, inscrite, datée, à l'occasion de laquelle un engagement est déclaré, où l'homme se montre tour à tour sensible, poète, vivant - bref : réel !- constitue vraisemblablement un élixir d'humanisme qui devrait permettre de nous sentir moins orphelins d'une transcendance et d'une temporalité oubliées (dépassées ?).

Concombres masqués

Everybody Knows est confus : il a cédé à la facilité de la "rumeur" ! Non, il n'est pas avéré que l'origine de la vingtaine de décès en Allemagne soit le concombre ibérique. Excuses ! Si on se laisse aller, on va bientôt se mettre à colporter qu'un ancien ministre s'est fait prendre dans une partie fine au Maroc avec des enfants. Désolant !

vendredi 3 juin 2011

Léonard Cohen en majesté et Ricet Barrier au paradis


Dans "Le Monde" de ce vendredi, lu à la terrasse du café "Les Colonnes", à la lisière du marché de Ribérac peuplé d'accents anglais et du terroir, "Le chanteur canadien Léonard Cohen Prix Prince des Asturies des lettres, pour une oeuvre littéraire qui a influencé 3 générations dans le monde entier". C'est quoi ce prix "Prince des Asturies" ? Juste le plus prestigieux décerné en Espagne dans 8 domaines des arts et de la culture. Avant Léonard, en littérature donc : Amin Maalouf, Arthur Miller, Paul Auster, Doris Lessing, etc. Et en "arts" : Chillida, Tapies, Serra, ...
On vous l'avait dit que c'était un grand ce "Beautiful loser" !
Pour les curieux : acquérir en 10/18 une grande partie des poèmes-chansons de Cohen. Traduction parfois médiocre hélas. Il va falloir que je m'y mette !

Ricet Barrier, l'auteur des "Spermatozoïdes" est parti rigoler avec Gainsbourg, Brassens et quelques Frères Jacques ... Vu en spectacle il y a bien longtemps ! Nostalgie !

dimanche 29 mai 2011

Les crocodiles du Pays Dogon

Difficile d'imaginer dans cette région aride du Mali qu'il exitat, à une époque lointaine (quand précisément ?), une faune abondante s'ébattant dans une flore luxuriante ! Et parmi ce bestiaire des crocodiles ! Et pourtant : ces sauriens font partie des animaux vénérés par les dogons ; on les retrouve sculptés sur certains murs en banco des greniers à mil, ou encore sur les piliers des cases à palabres (les "toguna").
Une question me taraude. Quelqu'un m'avait dit que le biotope tropical du Pays Dogon avait disparu pour partie à cause d'une chasse inconsidérée des crocodiles. En effet, les tannières dans la roche et le sol que creusent les crocodiles permettaient de créer un véritable système hydraulique, mettant en communication les nappes d'eau entre elles. Leur disparition aurait entrainé le colmatage des boyaux et la fin de la mise en relation des nappes ; d'où la désertification progressive. Un article de Marcel Griaul (le grand ethonologue spécialiste des Dogons) a pour titre : "Les tannières des crocodiles dans la falaise nigérienne" ; mais il n'est pas consultable par un quidam !
Quel lecteur apportera de l'eau (!) au mystère des falaises de Bandiagara ?

Emmaus


Ce matin une émission sur France Inter sur la communauté fondée par l'abbé Pierre. Un extrait d'un discours électoral de Mr S. dans lequel il s'indigne (lui aussi !) à propos des sans abris, s'engageant sur le fait que 2 ans après son élection il n'y aurait plus une personne qui dormirait dans la rue... Applaudissements fournis. Et de nous expliquer qu'une société qui accepte ce type de situation est condamnée !... Applaudissements.
Au fait : la femme de la Place de l'Etoile est revenue sur sa bouche de métro. Elle était surveillée par un flic et un photographe prenait en photo cette scène pathétique.
Les Indignés sont Place de la Bastille.

Concombre démasqué

Ils viennent donc d'Espagne ces cucurbitacés qui tuent. Le 1er semestre 2011 n'est pas fini ! Si vous voyez ce que je veux dire ! Si vous voyez pas : retour en arrière vers "Quoi de neuf : le monde !"

samedi 28 mai 2011

On achève bien les chevaux


Si Sydney Pollack existait encore, il pourrait mettre en scène un remake de son chef d'oeuvre de 1970 avec, dans le rôle des danseurs, des postulants à un poste d'enseignant-remplaçant ! Dans le rôle de l'organisateur de cette kermesse kafkaïenne : l'Académie de Paris ! 500 personnes, chômeurs à bac + 5 ou chômeurs tout court - et même, semble-t-il, un trader bourré de remords ! - ont participé à cette foire à l'embauche. Le prétexte est de pouvoir disposer d'un "stock" ou d'un "réservoir" de remplaçants (on remarque la terminologie industrielle !) apte à "combler les absences" avec "réactivité"... Dans le même temps, on ne renouvelle pas des postes de titulaires, on supprime des enseignements, et on fait tout pour déconsidérer le métier de prof. Tout ceci participe d'une marchandisation généralisée de la société : hôpitaux, établissements scolaires, transports correspondront demain à des services dont la qualité dépendra de votre portefeuille. Au diable la solidarité ! Le ciment d'une société : vous parlez de quoi ? "Tous pour personne, et personne pour tous !"
Un pays qui considère l'enseignement avec autant de désinvolture et de mépris ne peut être qu'un pays qui se prépare un avenir pitoyable !

L'art Dogon au Quai Branly ou la tentation de se convertir à l'animisme !



La cosmogonie de ce peuple des falaises de Bandiagara au Mali est tellement riche et complexe, son influence est tellement importante dans la statuaire, qu'il est recommandé, pour profiter au mieux de cette magnifique exposition, d'être accompagné d'un guide.
En contemplant certaines de ces oeuvres sur lesquelles le temps - plusieurs siècles et jusqu'à 1000 ans pour quelques unes - a parachevé le travail originel de l'artiste anonyme, on est saisi par le "mystère du chef d'oeuvre" : par quel miracle cette matière - du bois et du métal pour l'essentiel - façonné selon un archaïsme savant (oxymore ?) parvient-elle à s'imposer au regard comme un chef d’œuvre absolu ? Par quel cheminement de la pensée parvenons-nous à ressentir cette impression unique d'un supplément d'âme qui se se dégage d'une statue muette ?

Une évidence : en sortant de cette exposition, nous sommes tous animistes !

vendredi 27 mai 2011

Ameller au Studio Campus


Des standards des années 70-80 (elle était belle notre jeunesse !), Pink Floyd en majesté, les Beatles, Joe Coker, Lou Reed (I presume), etc.
Avec un petit air de Velvet Undeground, le concert du 26 mai pour "happy few" totalement acquis ne fut rien d'autre qu'un cocktail d'émotions, de passions et d'amitiés ; la vie (la belle) en condensé.
Chapeau l'artiste !

mardi 24 mai 2011

de l'art de créer, de la différence entre la démarche de l'architecte et celle de l'ingénieur



Dans le livre "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" de Mathias Enard, Michel-Ange est appelé par le sultan Bajazet de Constantinople afin de concevoir un pont sur la Corne d'Or. Le génial sculpteur n'a pas d'idée en dehors de celle qu'il s'impose de faire un chef d'oeuvre comparable au David ou à la Pieta. Mais il n'a aucune expérience. Son ainé et contemporain, Léonard de Vinci, s'est essayé à l'exercice.
" Le dessin de Vinci l'obsède. Il est vertigineux, et pourtant erroné. Vide. Sans vie. sans idéal. Décidément Vinci se prend pour Archimède et oublie la beauté. La beauté vient de l'abandon du refuge des formes anciennes pour l'incertitude du présent. Michel-Ange n'est pas ingénieur. C'est un sculpteur. On l'a fait venir pour qu'une forme naisse de la matière, se dessine, soit révélée."
Alors Michel-Ange passe une grande partie de son temps à parcourir la ville, à s'intéresser à tous les aspects singuliers de la vie sur les berges de son futur pont ; il dessine, il lit, il écoute des poèmes qu'on lui traduit, il écrit des listes de produits dans des petits cahiers - ceux qu'il voit débarquer des bateaux sur les rives du Bosphore. Il dessine quarante croquis. Aucun ne le satisfait. Il dérive : ivresse, coucheries. Et puis, un jour, "en retraversant la Corne d'Or, Michel-Ange a la vision de son pont, flottant dans le soleil du matin, si vrai u'il en a les larmes aux yeux. (...) Un pont surgit de la nuit, pétrit de la matière de la ville."

La comparaison qui tue

Entendu sur France Inter ce matin à propos des Etablissements Pénitentières pour Enfants (de mémoire) : "c'est un peu comme ces images d'architectes ; sur le projet c'est plein de couleurs et de belles courbes, mais une fois construit la réalité est toute autre et loin de l'image vendue !"

lundi 23 mai 2011

Quoi de neuf : le monde !

2011 sera sans doute à classer dans les crus exceptionnels ; je veux parler des évènements non prévisibles et totalement déjantés qui se succèdent à un rythme de folie. Comme si le monde, ces derniers mois, s'obligeait à accélérer le cours des choses, victime - comme nous le sommes tous - de cette imposition à en rajouter, toujours plus, toujours plus vite, commandés par ces petits appareils électroniques que nous trainons avec nous comme le malade sa potence à sérum ou son chariot à oxygène !
En vrac : Tsunami, catastrophe nucléaire, révoltes des pays du Makhreb et jusqu'au Yémen, meurtre de Ben Laden, aristo qui pète les plombs et liquide toute sa famille, employé des postes qui s'immole devant son entreprise, la direction générale de Renault qui se fait rouler dans la farine par des imposteurs, l'invasion des boat-people lybiens sur les rivages de Lampedusa, Sarko qui nous fait un drôle avec Carla (on s'y attendait pas ! Ils nous l'ont fait !), DSK pris ...( la main dans le sac ?), un deuxième volcan islandais qui menace l'espace aérien, la Grèce en faillite, etc... j'arrête. J'en ai oublié ?
Alors il reste encore : la Corée du Nord qui se convertit à la démocratie, les chinois qui se révoltent contre leurs dirigeants, Séguéla qui fait son coming out, un second Tchernobyl, une marée noire gigantesque, le Big One en Californie, la pandémie d'un virus indestructible, un Mai 2011, ...
Et pourtant, il fait beau, le fond de l'air est doux, les petits oiseaux gazouillent, le bourgeois dérive...

Vive la campagne !




C'est pas parce qu'on se fait un barboque qu'on est obligé de se taper des merguez gavées de colorants chimiques et des chipos gorgées de gras !
De gauche à droite :
- turbot maître Guinebeau
- cerise du jardin
- merlu à l'hispano-piffonoise !

lundi 16 mai 2011

DSK et la roche Tarpéienne


Il avait des initiales de vedette américaine, sans la gomina. Une démarche chaloupée qui partait des épaules et qui lui donnait ce style "facile"et irritant des gens supposés bien nés que la vie a entrainé très tôt à adopter "l'aisance naturelle des circonstances".
Bien sûr cette paupière gauche qui se fanait un peu donnait à son regard un air incertain, trouble, faible (trouble-fête ?) ; une paupière d'Achille en quelque sorte. Pourtant l'apparence semblait presque parfaite et prometteuse : dentition exemplaire, sourire gourmand, chevelure blanche, sourcils en contraste d'un brun flatteur, teint légèrement hâlé, embonpoint assumé, chemises ajustées (souvent le col ouvert décravaté-casual), costumes soignés, 5ème avenue. Le verbe était clair, assuré, sans être didactique.
Bien sûr il y avait ce dos un peu voûté et cette disposition capillaire qui, sans être banale, présentait une insuffisance fatale d'ondulations et d'épaisseur ; deux choses qui le privaient d'un maintien définitivement aristocratique, mais l'autorisaient à arpenter les travées populaires ; quelque fois.
Bien sûr il y avait ce parfum de soufre féminin. Mais il y avait aussi une jolie femme brune, souvent, à son bras, dont le regard d'un bleu azuréen savait sourire aux caméras.
Restez un instant sur la photo, plus haut : les yeux semblent observer, avec détachement (compassion ?). Au 1er plan, il y a un profil flou, un regard qui fuit vers le bas. Au second, une lucidité en même temps qu'une excuse. Tout est sujet à interprétations.
Paris Place des Vosges. Sarcelles. Berlin un jour, Pékin le lendemain, Washington un soir. Tokyo le lundi, et puis New-York, la ville debout, la ville maudite. Manhattan, suite 2806, au 45 West, 44ème rue, 15 mai 2011, 13H00, une vie, des vies qui basculent ... La roche Tarpéienne est nomade ; elle a changé provisoirement de continent.

dimanche 15 mai 2011

Brassens à la Cité de la musique


Qu'il nous manque le grand Georges ! L'homme qui aimait les chats, qui voulait vivre libre.

Lui qui disait : "J'ai un sens de l'inconfort tout à fait exceptionnel. Je me fous complètement du confort. (...) Qu'est ce que c'est, le confort ? Le confort, c'est un brin d'herbe sur lequel je peux m'allonger."


Et qui disait encore : "La seule révolution possible, c'est de s'améliorer soi-même en espérant que les autres fassent la même démarche."

J'avais juste envie de dire ça après la visite de l'expo.

La cas Jekyll


Ce monologue de Christine Montalbetti, joué par Denis Podalydès, d'après le chef d'oeuvre de Robert Louis Stevenson "Docteur Jekyll et Mister Hyde" (....), est une pure merveille.
Une réflexion sur l'Homme, l'obligation (la résignation ?) à l'équilibre entre Raison et Passion, au risque du naufrage. D'un côté le "charme doucereux de la vie", de l'autre la jouissance d'une liberté illimitée. Dieu et le Diable. Abel et Caïn. Le jour et la nuit. Ambivalence.
Réflexion également sur la Science. L'expérience de Jekyll relève initialement d'une "visée scientifique" ; il précise à son interlocuteur et ami Utterson, auquel il a choisi de livrer un récit qui lui vaudra "quelques soubresauts et ta peau blanche se hérissera", qu'il revendique avant toute chose d'être reconnu comme savant et que c'est scientifiquement qu'il veut lui "raconter les choses". Mais Jekill ne va pas pouvoir maîtriser son invention ; elle va le dépasser et Hyde, son double maléfique, va l'anéantir. Apprenti-sorcier. Fukushima. Pesticides. Usage immodéré de l'énergie. Etc.
Alors que Jekill-Hyde va mourir, un somptueux dialogue s'instaure entre eux :
Hyde : "Est-ce que je ne t'ai pas sauvé de l'ennui ? (...) Tu ne m'as donné d'autre fonction que d'aller commettre à ta place tous les forfaits dont, dans le secret de ton âme mesquine, tu rêvais. Est-ce que je ne t'ai pas laissé le plus beau rôle ? est-ce que je n'ai pas eu cette générosité de t'abandonner les honneurs, et de me contenter de cette vie de l'ombre ?" (...)
Jekill : "Ta parole est un poison. Comment oses-tu ?"
Hyde : "Mon pauvre Jekill, tu n'es pas plus épais qu'un fantôme. Sais-tu ce que fais la brume à la ville ? Ce qu'elle estompe, ce qu'elle efface, ce qu'elle rend indistinct ; les idées aussi, au-dedans. La clarté des pensées, les limites, tout s'y fond."
Et le final (c'est Hyde qui parle) :
" Ta bonté calme et imparfaite me manque.
J'aimerais me blottir sous ton aile immaculée.
Les hululements des hiboux de Londres me fatiguent.
Que n'as-tu su m'en protéger.
Quand ce sont seulement des genêts qu'il nous faut, des genêts, de la bruyère et du vent."
Regrets. Amertumes. Victoire de Jekyll ?

S'il vous est possible de voir ce spectacle (ne part-il pas en tournée ?) : ne pas hésiter !!!


samedi 14 mai 2011

Henri Salvador - Syracuse (live)

Deux fois aujourd'hui que des amis me parlent de Syracuse. L'un y était il y a une semaine (dans la vraie !) et l'autre y est actuellement (dans l'imitation...aux US) , un autre y est parti ce WE ! Et moi, il y a 3 semaines, qui parcourrai les ruelles d'Ortigia !
C'est un signe ! ... Cadeau !

Monique Tello, à la galerie Univer


Le travail de Monique Tello évoque immédiatement la filiation au courant "Supports-Surfaces" et en particulier Jean-Pierre Pincemin et Claude Viallat. C'est assez évident dans ses travaux les plus récents, actuellement exposés à la Galerie Univer, 6, Cité de l'Ameublement dans le 11ème.
C'est une peinture rafraîchissante, qui livre un optimisme salutaire. L'exposition présente une sélection d’œuvres dans laquelle le thème de la nature (animaux, fleurs, plantes) est très présent, dans des compositions qui vont au-delà de la peinture des "maîtres" précités ; une attention à l'art de Matisse et de l'estampe est fortement présente. L'une des qualités (talents ? forces créatrices ?) de la peinture de Monique Tello est de parvenir à sublimer toutes ces inspirations jusqu'à créer un langage plastique personnel ; ce qui constitue - sans aucun doute - l'essence même d'une œuvre.

mardi 10 mai 2011

Le Léviathan d'Anish Kapoor (final iconoclaste et "remasterisé")


C'est le sculpteur indien, Anish Kapoor, que la Monumenta 2011 met à l'honneur dans la nef du Grand-Palais. Kapoor est un habitué de la grande dimension. Son installation gigantesque en 2002 dans la salle des machines de la Tate Modern de Londres fut spectaculaire ; elle constitua le premier partenariat avec l'entreprise Serge Ferrari, concepteur et fabricant de cette membrane textile un peu magique dont il se sert à nouveau, cette fois à Paris. Œuvre de dimension plus réduite, son splendide haricot en inox poli de Chicago laisse au visiteur une impression étonnante : haut, bas, gauche, droite se confondent dans un jeu d'illusions conduisant à une perte des repères habituels. L'écrin du Grand-Palais, par ses dimensions et son architecture Art nouveau, constitue un défi que Kapoor relève en y installant une véritable "performance" technique et plastique, qu'il baptise "Léviathan".
Léviathan (dixit Wikipédia) : de l'hébreu לויתן, liwjatan) est un monstre marin évoqué dans la Bible. Sa forme n'est pas précisée ; il peut être considéré comme l'évocation d'un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d'en bousculer l'ordre et la géographie, sinon d'anéantir le monde. Il est souvent identifié à la Bête de l'Apocalypse.
La sculpture est composé de 4 immenses calebasses de textile rouge sombre aux formes excentriques, gonflées à l'air comme des grosses joues, qui sont unies en partie centrale à la façon d'un transept ; une "croisée d'ogives" participe d'ailleurs à l'évocation de la cathédrale. Mais il s'agit d'une cathédrale toute en rondeur, organique, qui veut évoquer la matrice maternelle (de l'intérieur), et certainement des cucurbitacées (de l'extérieur) (on rigole, Messieurs de la Culture !). On pénètre dans la "nef" par une simple porte-tambour qui permet de maintenir la pression d'air dans le volume intérieur, mais également ménage un petit suspens : que va-t-on découvrir derrière cette ouverture banale dont l'accès s'effectue au compte-goutte ? Et bien on découvre un lieu plongé dans une sorte de pénombre colorée, dont le timide éclairage provient exclusivement de l'extérieur, filtré au travers des parois textiles de la voûte. On perçoit le savant dessin de la charpente métallique de la verrière qui se combine avec les "coutures" des lais de textile pour former d'élégantes compositions géométriques. On imagine que, selon l'ensoleillement, le spectacle peut-être à chaque fois différent. Trois orifices, comme des gigantesques pylores sculptent l'espace. Seul l'un d'entre eux offre l'illusion de l'infini ; le point de fuite des deux autres n'est pas visible. Les parois intérieurs sont lisses ; on perd leur perception assez rapidement, ce qui donne une sensation de vertige (absence de repères une nouvelle fois). On voudrait pouvoir explorer les cavités cachées de cette sculpture ; poursuivre un cheminement au travers de l'œuvre, mais seule la nef centrale est accessible. Dommage, on en voudrait encore plus !
Dommage encore que le son ne soit pas associé à cette installation, plutôt que les bavardages des visiteurs.

Pourquoi ai-je eu quelques pensées pour le marché de Brive la Gaillarde immortalisé par Brassens en contemplant cette foule de vernissage qui badait sous les rondeurs quasi charnelles de l'installation de Kapoor ?


"La plus grasse de ces femelles
Ouvrant son corsage dilaté,
Matraque à grands coups de mamelles
Ceux qui passent à sa portée
(...)
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ces lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau."




Ce texte peut ne pas inciter à se rendre au Grand-Palais : ce serait également dommage !

dimanche 8 mai 2011

Veinard(e)s !

On s'est pas foulé, c'est vrai, mais on a tout changé à droite (ou presque) !

samedi 30 avril 2011

Valencia, la ville du "Street art"

On ne vous en parlera pas dans les guides. Veinard(e)s !